Bibi, un artiste fondu de plastique

Bibi, un artiste fondu de plastique

Son atelier est une ancienne boucherie de Saint-Louis coincé dans une petite impasse. Et quand on passe la porte, on se retrouve nez à nez avec une quinzaine de trophées de chasse. Des trophées d’un safari un peu particulier puisque ces têtes d’animaux sont en réalité des cônes de signalisation capturés dans la jungle urbaine…

Bibi a commencé par nous faire visiter son atelier et nous présenter son nouveau four à pizza pour cuire du polyéthylène et autres matières bien éloignées de la composition d’un calzone. Entre une caverne d’Ali Baba et un centre de tri de déchets recyclables, l’antre de Bibi est un bric-à-brac de bidons, tonneaux et bouts de plastique, tous rangés par couleur et par matière. Dans un coin, gît le reste démonté d’un igloo en polyéthylène rouge, vestige d’une installation passée.


Nous sommes ensuite allés dans son cabinet des curiosités qui n’est autre que l’ancienne pièce où était enfermé le cochon qui allait devenir boudin et jambon. C’est une petite cellule carrelée aujourd’hui habitée par de nombreuses créatures délirantes : crocônedile de signalisation, rhinocéros à corne de vache, cochons transgéniques et taureaux lumineux.


Mais son truc à Bibi, c’est surtout le « piscem plasticus ». Vrai chasseur sous-marin, il crée des poissons géants en bricolant bidons, tonneaux et cônes qu’il illumine avant de les suspendre pour des installations urbaines. Après avoir exposé ses créations de manière pirate dans différentes villes de France, il a su convaincre certaines institutions d’exposer légalement son travail. Fini les squats parisiens et les rencontres fortuites avec les forces de l’ordre. En 2004, la municipalité de Bordeaux lui a demandé d’habiller quelques monuments de la ville. En 2009 c’est Lyon qui lui a permis de transformer la fontaine des Jacobins avec un banc de poissons volants. De même qu’un centre commercial de Rouen accueille depuis deux ans le Bal des poissons, installation similaire qui agrémente la galerie de frétillantes créatures allumées.


La tête pleine de projets, Bibi a déposé un dossier pour Marseille 2013, sorte de voyage au travers des yeux d’un enfant… Regardez la vidéo pour plonger dans l’univers plastico-sous-marin de Bibi.


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Damien Isoard

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Vos commentaires

 

  1. Ping : Art Gallery Online | COLLECTIBLE CONTEMPORARY ART

  2. eymard Ludovic a écrit :

    Bravo.
    J’espère que les projets (Marseille notamment) vont se réaliser dans l’esprit de ce qui avait été fait à Lyon (ce serait vraiment bien)
    Le projet (simualtion) donne envie que ce soit réalisé in situ.
    nota: quelle chance d’être dans le sud sur Marseille au autour…
    La Touraine ben…c’est la Touraine.
    Bises.
    Bon courage.
    Ludo de Tours

  3. adryan barlet a écrit :

    ha que je t’aime BIBI ! dommage que le journaleux soit nul et ne pose que des questions régréssives/ aggressives….enfin rien de grave.
    Surtout, fais- nous la sardine du port avec l’accent SVP.
    Vive l’art à la portée de idiots comme moi
    adryan

 

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