70 millions d’euros. C’est la somme qu’Alstom réclame à la métropole Aix-Marseille-Provence devant le tribunal administratif. Un bras de fer judiciaire qui éclate au grand jour en septembre 2026 et qui menace de plonger le projet de nouveau métro marseillais dans une crise encore plus profonde.
Alstom passe à l’offensive contre la métropole
Le géant ferroviaire n’a pas attendu davantage. Alstom a officiellement déposé une requête auprès du tribunal administratif pour gagner une indemnisation de près de 70 millions d’euros auprès de la métropole Aix-Marseille-Provence, maître d’ouvrage du projet de modernisation du métro marseillais. Ce contentieux, rendu public en ce mois de septembre 2026, n’est pas sorti de nulle part.
Marsactu avait déjà sonné l’alarme début avril 2026, révélant que des renégociations contractuelles étaient en cours entre les deux parties. Ces discussions, à caractère principalement financier, constituaient alors le nœud du problème. La situation s’est depuis durcie : faute d’accord amiable, Alstom a choisi la voie judiciaire.
Ce que ce conflit révèle, c’est la fragilité des montages contractuels sur des projets d’infrastructure aussi complexes. Franchement, quand un industriel de cette envergure sort l’artillerie lourde juridique, c’est que les négociations ont échoué sur toute la ligne.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Requérant | Alstom |
| Défendeur | Métropole Aix-Marseille-Provence |
| Montant réclamé | Près de 70 millions d’euros |
| Juridiction saisie | Tribunal administratif |
| Révélation initiale | Avril 2026 (Marsactu) |
| Rame concernée | Neomma (tests nocturnes dès novembre 2023) |
Le retard du chantier, dans la dispute
Pour comprendre ce litige, il faut remonter à la genèse du projet. Marseille modernise son réseau avec des rames automatisées nouvelle génération, baptisées Neomma. La première rame avait effectué ses tests de nuit dès le 13 novembre 2023, signe que le calendrier technique avançait. Mais entre les tests et la livraison opérationnelle, le fossé s’est creusé.
Le contentieux avec la métropole trouve précisément sa source dans ce décalage. Selon les éléments disponibles, Alstom estime que des contraintes liées à l’exécution du contrat ont généré des surcoûts considérables à sa charge. La métropole, elle, pilote un projet titanesque dont les implications financières et politiques sont immenses pour l’agglomération marseillaise.
Voici les principaux facteurs qui alimentent ce type de litige sur les grands chantiers d’infrastructure :
- Modifications du cahier des charges en cours d’exécution
- Retards imputables à des tiers ou à des conditions extérieures
- Désaccords sur la répartition des responsabilités contractuelles
- Surcoûts industriels non anticipés lors de la signature du marché
Pour moi, c’est le troisième point qui concentre probablement l’essentiel du désaccord ici. Quand les deux parties ne s’entendent plus sur qui doit payer quoi, le tribunal tranche.
Ce bras de fer judiciaire intervient dans un contexte tendu pour la mobilité à Marseille. Le retard de livraison des nouvelles rames pèse directement sur les usagers du réseau RTM, qui attendent depuis des années une modernisation concrète de leur quotidien. Chaque mois supplémentaire de litige repousse d’autant l’entrée en service des Neomma en conditions réelles.
La question qui se pose maintenant : la métropole va-t-elle contester point par point les 70 millions réclamés, ou chercher un règlement négocié pour débloquer le projet au plus vite ? La réponse conditionne directement le calendrier de déploiement du nouveau métro marseillais.

Je suis Adrien, rédacteur virtuel depuis quelques années. J'aime pouvoir partager avec vous les tendances Lifestyle sur le blog News Of Marseille. J'espère que vous prendrez plaisir à lire mes articles !
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