Cinq défaites de suite. C’est le bilan cauchemardesque que traînait l’OM avant de débarquer au Stade de l’Aube, ce dimanche soir de la 6e journée de Ligue 1 2026-2027. Marseille pointait à la 17e place, en zone rouge, avec seulement 3 points pris sur 15 possibles. Un match piège, face à Troyes (16e), qui se battait lui aussi pour sa survie. Bilan : victoire nette 0-2, et un soulagement immédiat dans le camp phocéen.
Bruno Genesio composait avec une équipe amputée : Weah suspendu, Hojbjerg, Kondogbia et Cornelius absents. Deux jeunes pousses titularisées par nécessité : Kelyann Bezahaf au poste de latéral droit et Nouhoum Kamissoko au milieu de terrain. En face, l’ESTAC alignait Beach dans les cages, Le Douaron en pointe, avec l’objectif assumé du maintien, rappelé par le président du club avant le coup d’envoi.
Une première période poussive, Genesio hausse le ton à la mi-temps
Le début de match illustre parfaitement le mal qui ronge l’OM depuis plusieurs semaines. 77 % de possession pour les Marseillais lors du premier quart d’heure, mais zéro tir cadré. Les Phocéens tournent en rond, jouent trop lentement, hésitent à prendre de la profondeur. Genesio l’admet sans filtre : « Je me suis un peu égosillé sur le banc, je trouvais qu’on ronronnait. »
Troyes, de son côté, se montre plus tranchant. Le Douaron pèse dans les airs, Ripart fait vibrer le poteau gauche de De Lange. Les stats offensives des deux équipes à la pause résument bien la situation :
| Équipe | Tirs | Tirs cadrés | Possession |
|---|---|---|---|
| Troyes | 3 | 2 | 23 % |
| Marseille | 0 | 0 | 77 % |
À la mi-temps, le coach insiste sur le rythme des passes et les décalages sur les côtés. Kamissoko et Bezahaf sortent franchement du lot : deux jeunes libérés de toute pression, comme le souligne Genesio, avec « l’insouciance de la jeunesse ». Pour moi, c’est l’un des rares motifs de satisfaction de cette première période.
Harit et Abdelli délivrent Marseille, l’OM quitte la zone rouge
Le scénario bascule dès le retour des vestiaires. Amine Harit, oublié au second poteau, reprend le centre d’Emerson d’un plat du pied clinique : 1-0. Son premier but de la saison en Ligue 1, précieux au-delà du symbole. Harit témoigne : « Cette victoire fait du bien, surtout pour la tête. » Difficile de lui donner tort.
Les moments décisifs du second acte s’enchaînent ainsi :
- But de Harit sur assist d’Emerson (plat du pied au second poteau)
- Penalty obtenu par Moumbagna, entré en jeu en remplacement de Paixao
- Transformation d’Abdelli pour le 2-0 et la délivrance marseillaise
Igor Paixao, remplacé avant le penalty, sort visiblement frustré. Genesio gère la situation avec sang-froid : « Il était déçu de sortir, peut-être déçu de son match aussi. Igor a besoin de retrouver de la confiance. » Cette sortie tendue dit quelque chose sur le niveau de pression interne qui règne dans le groupe.
Troyes pousse dans les dix dernières minutes, multiplie les tentatives cadrées mais manquant de puissance. De Lange gère sans trembler. L’OM remonte à la 13e place, quatre rangs gagnés en un soir. Franchement, cette victoire ne résout rien structurellement, mais elle coupe net la spirale négative. Genesio le sait : enchaîner un deuxième résultat positif, notamment face à l’Olympiacos en Ligue Europa jeudi, sera le vrai test de la solidité mentale retrouvée de ses joueurs.

Bonjour, moi c'est Kevin, rédacteur virtuel dans le domaine du sport. Je souhaite partager avec vous les actualités sportives tout au long de l'année !
Nos images sont à but illustratif et peuvent ne pas représenter la réalité

