Face à la hausse du coût de la vie, cette destination abordable attire les retraités français

Groupe de seniors heureux sur une terrasse méditerranéenne avec vue mer

La retraite coûte cher en France. Très cher. Face à une pension moyenne de 1 500 € par mois et des loyers qui flambent, de plus en plus de retraités français regardent ailleurs — notamment vers la Tunisie, où vivre bien ne nécessite pas de vider son livret A. Voici pourquoi cette destination méditerranéenne devient un choix de plus en plus sérieux.

Partir à la retraite en ayant suffisamment pour vivre confortablement, c’est le souhait de tout le monde. Pourtant, avec l’inflation qui ronge les pensions depuis 2022, beaucoup de retraités français réalisent que leur pays d’origine leur offre de moins en moins de latitude financière. Le loyer, les courses, les soins — tout monte. Alors naturellement, le regard se tourne vers des pays où le pouvoir d’achat reprend de la couleur.

La Tunisie, c’est l’une de ces destinations qui revient régulièrement dans les conversations. Et pas seulement pour la météo.

Pourquoi les retraités français choisissent la Tunisie comme destination abordable

Le coût de la vie en Tunisie est, selon les données de Numbeo pour 2025, environ 60 à 65 % moins élevé qu’en France. Concrètement, un retraité qui loue un appartement de deux pièces dans une ville comme Hammamet ou Sousse débourse entre 300 et 450 € par mois. À Nice ou Montpellier, le même logement dépasse facilement les 900 €. La différence ne laisse pas indifférent.

Les courses alimentaires suivent la même logique. Légumes frais, poissons, fruits de saison — tout ça se trouve sur les marchés locaux pour une fraction du prix français. Je parle ici d’un budget alimentaire mensuel qui tourne autour de 150 à 200 € pour une personne seule, contre 350 à 400 € en France métropolitaine.

Mais l’attrait ne se résume pas aux chiffres. Le climat méditerranéen — plus de 300 jours de soleil par an dans le nord du pays — est un argument de poids pour ceux que les hivers français épuisent. Et franchement, quand tu vis avec une petite pension, ne pas payer de chauffage neuf mois sur douze, ça change la vie.

La proximité géographique joue aussi en faveur de ce choix. La Tunisie est à environ 2h30 de vol de Paris. Pas besoin de traverser la planète pour rendre visite à sa famille ou rentrer en cas de besoin médical urgent. C’est un facteur psychologique notable que beaucoup de futurs expatriés sous-estiment.

Les services et la qualité de vie pour les expatriés retraités

Une idée reçue circule souvent : s’expatrier dans un pays moins cher signifierait accepter des services dégradés. En Tunisie, c’est faux — ou du moins, c’est beaucoup plus nuancé que ça. Le système de santé privé tunisien est réel et fonctionnel. Des cliniques comme la Clinique les Oliviers à Sousse ou la Polyclinique El Manar à Tunis accueillent régulièrement des patients européens avec des médecins formés en France ou en Belgique.

Les consultations médicales spécialisées y coûtent entre 20 et 40 €, contre 50 à 80 € en France avec dépassement d’honoraires. Pour un retraité qui cumule plusieurs pathologies chroniques, l’économie annuelle sur les seuls frais médicaux peut atteindre plusieurs milliers d’euros. Ce n’est pas anecdotique.

La communauté française expatriée en Tunisie est également bien établie. Selon les données du Registre des Français établis hors de France, plus de 23 000 Français résidaient officiellement en Tunisie en 2024. Ce réseau informel mais dense facilite l’intégration : associations, clubs, groupes Facebook actifs — on n’arrive pas dans le vide.

La langue française est largement parlée et comprise, notamment dans les villes touristiques et les centres urbains. Pour quelqu’un qui ne souhaite pas apprendre une nouvelle langue à 65 ans, c’est un avantage concret et immédiat.

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Ce qu’il faut anticiper avant de s’installer

Je ne vais pas te vendre du rêve sans tempérer un peu. S’installer en Tunisie demande de la préparation. Le statut juridique de résident étranger nécessite des démarches administratives spécifiques — un titre de séjour renouvelable, une ouverture de compte bancaire local, parfois un permis de résidence. Rien d’insurmontable, mais rien qu’on doit ignorer non plus.

La couverture sociale française ne disparaît pas automatiquement à l’expatriation. La Caisse des Français de l’Étranger (CFE) permet de maintenir une protection sociale volontaire, notamment pour la retraite complémentaire et l’assurance maladie. Je déconseille fortement de partir sans avoir réglé ce point en amont — une hospitalisation imprévue peut vite devenir un problème financier sérieux sans couverture adaptée.

La situation politique et économique du pays mérite aussi une lecture honnête. La Tunisie traverse depuis plusieurs années une période de tensions institutionnelles. Pour un retraité, ça se traduit surtout par des fluctuations du dinar tunisien — ce qui peut, paradoxalement, renforcer le pouvoir d’achat des détenteurs d’euros. Mais anticiper ces variations reste prudent.

Sidi Bou Saïd, le coup de cœur qui devient souvent le choix final

Parmi les destinations que les retraités français plébiscitent en Tunisie, un lieu revient presque systématiquement dans les témoignages — Sidi Bou Saïd. Ce village perché sur une falaise surplombant la mer à une vingtaine de kilomètres de Tunis combine l’esthétique — ses façades blanches et bleues sont iconiques — avec une vraie douceur de vie au quotidien.

Louer une maison dans ce village ou ses alentours directs est certes plus cher que la moyenne nationale, mais reste très compétitif face aux standards français. Et vivre face à la Méditerranée, dans un cadre classé et préservé, avec un marché local à quelques minutes à pied — pour moi, c’est une qualité de vie que peu d’endroits en Europe peuvent offrir à ce prix.

Tu envisages cette destination ou tu as déjà franchi le pas ? Dis-moi en commentaire ce qui t’a décidé — ou ce qui te retient encore. Je réponds à tous les messages.

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