Le derby invisible des paris: quels sports intéressent les parieurs marseillais en dehors du football ?

les sports représentés des paris sportifs

À Marseille, parler de sport sans parler de football relève presque de la provocation. L’OM occupe tellement de place que le reste semble parfois jouer à huis clos. Pourtant, lorsqu’on regarde les habitudes françaises de paris, une autre carte sportive apparaît. Tennis, basket, courses hippiques, rugby et même pétanque ont leur public. Et Marseille possède justement un terrain assez particulier pour presque chacun d’eux.

Il faut commencer par remettre le géant à sa place. Oui, le football domine toujours largement. En 2025, il a généré environ 6,32 milliards d’euros de mises en ligne en France. Mais sur un total de 11,5 milliards pour les paris sportifs, cela signifie aussi qu’une somme énorme a été misée ailleurs.

Le derby invisible existe donc vraiment.

Le tennis, le vrai numéro deux

Le concurrent le plus sérieux du football n’est pas le rugby. Ni le basket. C’est le tennis.

En 2025, les mises sur le tennis ont atteint environ 2,65 milliards d’euros en France. Au premier semestre, elles avaient déjà progressé de 22 % sur un an. Roland-Garros avait notamment provoqué une forte accélération des mises en mai et juin.

Ce succès est assez logique. Le tennis offre des matchs presque toute l’année. Les tournois se succèdent et les rencontres proposent beaucoup de situations différentes. Il n’est donc pas nécessaire d’attendre le dimanche soir.

À Marseille, ce sport n’est d’ailleurs pas étranger au paysage local. La ville possède une longue culture de tennis et accueille des événements professionnels. Le football conserve le Vélodrome et ses soirées électriques. Mais pour le parieur qui aime suivre plusieurs compétitions internationales chaque semaine, le tennis propose quelque chose de différent : une sorte de championnat mondial permanent.

Basket et rugby : moins visibles, mais bien présents

Le basket arrive lui aussi très haut dans les habitudes françaises. En 2024, il avait généré 914 millions d’euros de mises en ligne, contre 186 millions pour le rugby. Ensemble, football, tennis, basket et rugby représentaient alors 87,5 % des mises sportives en ligne.

Le basket bénéficie évidemment de la NBA, mais aussi des compétitions européennes. Son calendrier est dense. Les statistiques sont nombreuses. Et les matchs offrent beaucoup d’événements à suivre.

Le rugby fonctionne différemment. Son volume reste bien inférieur, mais la Provence possède une vraie culture ovale. Dans ce contexte, Marseille n’est pas uniquement une ville où le ballon doit obligatoirement être rond et frappé avec le pied.

Cette diversification correspond aussi à une évolution plus générale du jeu en ligne. Les utilisateurs passent plus facilement d’un univers à un autre. On retrouve cette logique sur des plateformes internationales comme Playamo, où différentes formes de divertissement numérique peuvent cohabiter, du jeu classique au casino en ligne avec croupier en direct. La tendance de fond est la même : l’utilisateur numérique aime avoir plusieurs options plutôt qu’une seule habitude.

Et les chevaux ? Marseille a un argument assez solide

Voilà peut-être le cas le plus sous-estimé.

Marseille possède deux hippodromes : Borély et Marseille-Vivaux. Borély accueille des courses depuis 1860. Vivaux dispose notamment d’une piste ouverte au trot. Autrement dit, les courses hippiques ne sont pas une curiosité importée dans la ville. Elles font partie de son histoire sportive.

À l’échelle française, le secteur reste conséquent. En 2025, les paris hippiques en ligne ont représenté 1,68 milliard d’euros de mises, en hausse de 7,3 % sur un an. Le nombre de comptes joueurs actifs a lui aussi augmenté.

Le profil est différent de celui du pari sportif classique. Selon l’ANJ, le parieur hippique type est plus âgé que le parieur sportif. Le trot occupe également une place importante dans ses habitudes.

À Marseille, voilà donc un autre derby discret : le Vélodrome fait beaucoup plus de bruit, mais Vivaux et Borély jouent une partie commencée depuis des générations.

La pétanque, le cas typiquement marseillais

Et puis il y a les boules.

Le Mondial La Marseillaise à pétanque a célébré sa 65e édition en juillet 2026. La compétition principale se joue en triplette et reste ouverte aux licenciés comme aux non-licenciés.

La pétanque existe également dans l’univers réglementé des paris français, même si toutes ses compétitions ne peuvent pas automatiquement servir de support. L’ANJ autorise uniquement les événements inscrits sur sa « liste sport ». Celle-ci a notamment intégré certaines compétitions de pétanque, comme les championnats du monde, les Masters et certaines phases de la Coupe de France des clubs.

C’est une nuance importante. La popularité locale d’un événement ne signifie pas automatiquement qu’il est possible de parier légalement dessus.

Marseille est football, mais pas seulement

Alors, les parieurs marseillais sont-ils moins obsédés par le football que l’image de la ville ne le laisse penser ?

Impossible de l’affirmer statistiquement. Les données publiques de l’ANJ permettent d’observer les tendances nationales, mais pas de dresser aujourd’hui un classement fiable sport par sport pour Marseille.

Elles montrent toutefois quelque chose d’intéressant. En France, le football représentait environ 55 % des mises sportives en ligne en 2025. C’est énorme. Mais cela laisse presque la moitié du marché aux autres disciplines.

Et Marseille possède précisément plusieurs portes d’entrée vers cet autre monde : hippodromes, tennis, basket, rugby, sports de combat et surtout cette pétanque qui fait presque partie du mobilier urbain.

L’OM reste donc le soleil du système sportif marseillais. Mais autour de lui gravitent beaucoup plus de planètes qu’on ne le croit. Pour les paris comme pour le sport, Marseille est peut-être moins monomaniaque qu’elle en a l’air.

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Je m’appelle Cécile et je partage ici mes découvertes à Marseille, ma ville de cœur. Entre balades en bord de mer, ruelles pleines de charme et bonnes adresses gourmandes, je vous emmène explorer un Marseille authentique et vivant.

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