Entre 10 000 et 40 000 personnes dans les rues le 31 octobre dernier : la mobilisation marseillaise contre la vie chère ne faiblit pas. Ce jeudi 5 novembre, une nouvelle journée s’annonce tendue, et franchement, les signaux envoyés par l’intersyndicale sont clairs.
Jérémy Bacchi, sénateur des Bouches-du-Rhône et secrétaire départemental du PCF, ne mâche pas ses mots : « C’est aussi une journée de grève interprofessionnelle, c’est dire aussi le niveau de la colère. » Il prévient que si le gouvernement reste sourd sur le pouvoir d’achat, notamment sur le blocage du prix de l’essence et les revendications des lycéens, « la colère risque bien de s’inscrire dans la durée. » Un coup de pouce symbolique sur le Smic ? Insuffisant, selon lui.
Deux cortèges, un même mot d’ordre
Cette mobilisation sociale réunit des publics très différents autour d’une exigence commune. La CGT résume la situation sans détour dans son tract : ce qui unit grévistes, lycéens en blocus, retraités et privés d’emploi, c’est « la remise en cause de la répartition des richesses produites par le monde du travail. » Le budget en cours d’examen à l’Assemblée nationale sert de toile de fond à cette contestation.
Côté logistique, voici comment s’organisent les deux cortèges prévus ce jeudi :
- Cortège intersyndicale principal : départ des Réformés à 10h30, itinéraire classique via Baille et Lieutaud jusqu’à la place Castellane.
- Cortège des territoriaux FO (Ville et Métropole) : départ à 10h00 depuis le 17 boulevard d’Athènes, en direction de Castellane.
Pour moi, ce double cortège illustre bien l’ampleur du mouvement : on ne parle plus d’un seul syndicat qui bat le pavé, mais d’une convergence de colères qui traverse tous les secteurs.
Perturbations concrètes à prévoir dans toute la ville
Si tu as des enfants ou des rendez-vous prévus ce jeudi à Marseille, mieux vaut anticiper. 150 écoles de la ville ne pourront pas assurer la restauration scolaire. Certaines autorisent les élèves à apporter leur propre repas. Par ailleurs, 58 crèches municipales subiront aussi des perturbations, ce qui contraint beaucoup de parents à s’organiser en urgence.
| Lieu / service | Situation ce jeudi |
|---|---|
| Cantines scolaires (150 écoles) | Restauration non assurée |
| Crèches municipales (58) | Perturbations attendues |
| Grotte Cosquer | Fermée exceptionnellement |
| Mucem (accès Fort Saint-Jean) | Passerelle Saint-Laurent et quai du Port fermés ; entrée J4 ouverte |
| Lycées / facultés | Blocus et grèves possibles |
| Concours administratifs | Certains déplacés ou reportés |
Du côté culturel, la grotte Cosquer reste fermée pour toute la journée. Au Mucem, les expositions demeurent accessibles, mais uniquement depuis l’entrée du J4, via l’esplanade Gisèle-Halimi. L’office de tourisme, lui, ouvre normalement.
Ce que je retiens surtout, c’est que cette mobilisation dépasse le simple cortège syndical. Elle touche l’école, la culture, l’administration et la vie quotidienne des Marseillais. Et si le gouvernement n’apporte pas de réponses concrètes rapidement, rien n’indique que ce 5 novembre sera le dernier jeudi de colère dans les rues de la ville.
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