Remboursements de santé à Marseille : franchises, hôpital, dentaire, mutuelles… ce qui change

consultation médecin

Forfaits hospitaliers en hausse en mars, plafond des franchises relevé au 1er octobre, baisse des remboursements dentaires programmée pour janvier : depuis le début de l’année, la part des frais de santé payée par les patients augmente par petites touches. Les mutuelles, elles, sont prises entre une nouvelle taxe et un gel des tarifs contesté devant le Conseil constitutionnel.

La CPAM des Bouches-du-Rhône, la deuxième de France

À Marseille et dans le reste du département, les remboursements passent par la caisse primaire centrale d’assurance maladie des Bouches-du-Rhône (CPCAM 13). C’est le deuxième organisme d’Assurance maladie de France par sa taille. Il gère plus de 2,2 millions de bénéficiaires et travaille avec près de 20 000 professionnels de santé.

En 2025, la caisse a versé plus de 11 milliards d’euros de prestations. Ce montant couvre la maladie, les accidents du travail, la maternité, l’invalidité et le décès.

Une partie des habitants bénéficie d’une couverture complémentaire publique. En 2024, 312 313 personnes avaient droit à la complémentaire santé solidaire (C2S) dans le département, selon le rapport d’activité de la caisse. Ce dispositif est réservé aux foyers aux revenus modestes.

À l’échelle nationale, la Drees, le service statistique du ministère de la Santé, a publié ses comptes de la santé pour 2025. La dépense de santé atteint 353,2 milliards d’euros. Les administrations publiques en financent 77,4 % et les complémentaires santé 12,3 %. Le reste à charge moyen des ménages s’élève à 495 euros par habitant, contre 487 euros en 2024.

Ce qui a déjà changé en 2026

À l’hôpital et aux urgences

Depuis le 1er mars 2026, le forfait journalier hospitalier est passé de 20 à 23 euros par jour à l’hôpital ou en clinique. En psychiatrie, il est passé de 15 à 17 euros. Le forfait patient urgences, payé après un passage aux urgences sans hospitalisation, est passé de 19,61 à 23 euros.

Le forfait journalier n’est pas remboursé par l’Assurance maladie. Les contrats de mutuelle dits « responsables », qui représentent l’essentiel du marché, doivent le rembourser en totalité. Les personnes sans complémentaire le paient donc elles-mêmes. Selon le ministère de la Santé, ces hausses doivent faire économiser 400 millions d’euros à la Sécurité sociale en 2026.

Autre changement : depuis le 1er avril 2026, la participation demandée pour les actes médicaux lourds, ceux dont le tarif atteint au moins 120 euros, est passée de 24 à 32 euros.

Franchises médicales et participations forfaitaires

Un décret du 11 septembre 2026 a relevé les plafonds annuels de ces retenues au 1er octobre. Les montants prélevés à chaque soin ne changent pas :

  • 1 euro par boîte de médicaments et par acte paramédical ;
  • 4 euros par transport sanitaire ;
  • 2 euros par consultation de médecin, analyse de biologie ou examen de radiologie.

En revanche, chaque plafond annuel passe de 50 à 70 euros. Un patient peut donc se voir retenir jusqu’à 140 euros par an, contre 100 euros auparavant. Les contrats responsables ne remboursent pas ces sommes.

Certaines personnes restent exonérées, notamment les moins de 18 ans, les bénéficiaires de la C2S et les femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse. À partir du 1er janvier 2028, ces plafonds suivront l’inflation chaque année.

Dentaire et médicaments : des baisses prévues au 1er janvier 2027

Quatre décrets publiés au Journal officiel du 22 août 2026 réduisent la prise en charge de l’Assurance maladie sur plusieurs postes.

Pour les soins dentaires courants, comme les caries ou les détartrages, la Sécurité sociale rembourse aujourd’hui 60 % de sa base de remboursement. À partir du 1er janvier 2027, ce taux pourra être fixé entre 40 et 50 %. Le taux exact doit encore être arrêté par l’Union nationale des caisses d’assurance maladie. La plupart des estimations retiennent 50 %.

Prenons un soin dont la base de remboursement est de 100 euros. L’Assurance maladie verse aujourd’hui 60 euros. Avec un taux à 50 %, elle versera 50 euros. Les 10 euros d’écart seront payés par la mutuelle ou, à défaut, par le patient. Les soins liés à une affection de longue durée, le panier dentaire 100 % Santé et les rendez-vous « M’T dents » restent remboursés à 100 %.

Les autres décrets concernent les dispositifs médicaux, les transports sanitaires et les médicaments dont l’efficacité est jugée modérée ou faible. Pour les médicaments à efficacité modérée, le remboursement passera de 30 % à un taux compris entre 5 et 15 %. La Mutualité française estime à environ 510 millions d’euros la somme transférée aux complémentaires sur le seul poste dentaire.

Les mutuelles entre taxe et gel des tarifs

En 2026, un gel voté mais peu appliqué

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a créé une contribution exceptionnelle de 2,05 % sur les cotisations des complémentaires santé. Elle doit rapporter environ 1,1 milliard d’euros. Pour éviter que la taxe soit répercutée sur les assurés, les députés ont interdit toute hausse des cotisations par rapport à 2025.

Dans les faits, de nombreux assurés ont reçu des appels de cotisation en hausse dès janvier. Plusieurs députés ont interpellé le gouvernement par des questions écrites. La Mutualité française et France Assureurs contestent la mesure. Le 24 juillet 2026, le Conseil d’État a transmis leur question prioritaire de constitutionnalité au Conseil constitutionnel. Sa décision est attendue au plus tard le 24 octobre.

En 2027, la taxe reconduite sans gel

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 a été présenté en Conseil des ministres le 1er octobre 2026. Il prolonge d’un an la contribution de 2,05 %, mais ne reconduit pas le gel des cotisations. Le gouvernement prévoit aussi de transférer aux complémentaires 400 millions d’euros de dépenses hospitalières, par voie réglementaire.

Le texte doit être voté en décembre. D’ici là, les parlementaires peuvent modifier le taux, supprimer la mesure ou rétablir un gel. Les avis d’échéance 2027 arrivent en général entre octobre et décembre. Les retraités suivent ce calendrier de près : le prix des mutuelles augmente pour les séniors, dont la cotisation dépend en grande partie de l’âge.

Combien coûte une mutuelle à Marseille ?

Le courtier en ligne Santiane a communiqué les prix d’entrée relevés sur son comparateur pour plusieurs grandes villes. À Marseille, les tarifs les plus bas observés sont les suivants.

ProfilÂge retenuÀ partir de (par mois)
Étudiant ou jeune actif18 ans38,21 €
Actif40 ans54,82 €
Jeune retraité60 ans78,66 €
Senior70 ans97,32 €
Couple avec 1 enfant30 ans105,80 €
Couple avec 2 enfants30 ans134,58 €
Couple avec 3 enfants30 ans157,98 €

Le montant final dépend de l’âge, des garanties choisies et du nombre de personnes couvertes.

Le prix des mutuelle à Marseille est élevé par rapport à d’autres départements en France. Marseille se situe dans la tranche la plus chère, au même niveau que Paris et Nice pour la plupart des profils.

Comparer et changer de contrat

Les garanties et les prix varient fortement d’un contrat à l’autre. Passer par un courtier (ou même plusieurs) permet de comparer plusieurs offres en une seule démarche, sans solliciter chaque assureur séparément. Un courtier comme Santiane, qui distribue les contrats de plusieurs assureurs, permet par exemple de comparer les garanties et les tarifs d’une mutuelle santé à Marseille selon votre profil et vos besoins.

Changer de contrat est plus simple qu’avant. Depuis décembre 2020, une complémentaire santé peut être résiliée à tout moment après un an d’engagement, sans frais. Avant de signer, il reste un point à regarder de près : attention au délai de carence des mutuelles. Pendant cette période, certains soins, souvent le dentaire, l’optique ou les appareils auditifs, ne sont pas encore remboursés. Selon les contrats, un certificat de radiation de l’ancienne mutuelle permet de lever ce délai.

La décision du Conseil constitutionnel attendue d’ici fin octobre, puis le vote du budget de la Sécurité sociale en décembre, fixeront le cadre des cotisations pour 2027.

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Je m’appelle Cécile et je partage ici mes découvertes à Marseille, ma ville de cœur. Entre balades en bord de mer, ruelles pleines de charme et bonnes adresses gourmandes, je vous emmène explorer un Marseille authentique et vivant.

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