Mise à jour d’octobre 2026 : un projet de rénovation d’intérêt national
- Les Rosiers font partie des copropriétés dégradées de Marseille engagées dans une opération de requalification d’intérêt national (Orcod-in). Les décrets déclarant d’intérêt national quatre opérations marseillaises ont été publiés au Journal officiel fin décembre 2025 ; l’opération est confiée à l’établissement public foncier Provence-Alpes-Côte d’Azur (EPF Paca).
- La copropriété des Rosiers compte 723 logements ; le périmètre « Rosiers – Super Belvédère » regroupe deux copropriétés et 883 logements, d’après les données de la Métropole.
- La presse locale la décrit depuis des années comme l’une des copropriétés les plus dégradées de Marseille, confrontée au mal-logement, au trafic de drogue et à des problèmes sanitaires. Nous n’avons pas trouvé de calendrier détaillé des travaux ni des relogements.
- Les passages ci-dessous reposent sur des témoignages recueillis avant cette date : certaines affirmations n’ont pas pu être vérifiées (voir la note en bas d’article).
La cité des Rosiers, traverse des Rosiers dans le 14e arrondissement de Marseille, est une copropriété construite en 1957 par l’architecte Jean Rozan. Elle porte le label « Architecture contemporaine remarquable », obtenu en 2006. C’est aujourd’hui l’une des copropriétés dégradées de Marseille, engagée dans une opération de requalification d’intérêt national.
Histoire et architecture de la cité des Rosiers
D’après la fiche de la base Mérimée relayée par Monumentum, l’ensemble a été construit en 1957 par l’architecte Jean Rozan. Il occupe d’anciens terrains horticoles, entre les ruisseaux de Plombières et de Sainte-Marthe. Le plan réunit cinq grands immeubles de douze étages au plus : deux barres sur la crête, à l’ouest, et trois immeubles disposés en rangées au centre.
Tous les bâtiments sont desservis par de larges coursives reliées à des ascenseurs et à des escaliers. Le ministère de la Culture présente l’ensemble dans sa sélection du patrimoine du XXe siècle, et le label « Architecture contemporaine remarquable » date de 2006.
La crise sécuritaire aux Rosiers : entre trafics et fusillades
Difficile d’ignorer le sentiment d’insécurité qui règne dans le quartier des Rosiers. Le fameux « bloc du réseau » (bâtiment I) abrite un important point de deal où la drogue circule librement. La nuit venue, un couvre-feu tacite s’impose – ici, on ne sort plus après le coucher du soleil.
Impact sur la vie quotidienne des habitants
| Problème | Conséquence |
|---|---|
| Trafic de stupéfiants | Contrôle des déplacements |
| Fusillades récurrentes | Blessés et climat de peur |
| Couvre-feu de fait | Mobilité restreinte des résidents |
Les interventions policières et leurs limites
Les descentes de police dans la cité marseillaise déclenchent systématiquement caillassages et parfois tirs. Malgré une présence régulière des forces de l’ordre, l’efficacité reste limitée.
Un habitat indigne et une gestion immobilière controversée
| État des lieux | Conséquence pour les habitants |
|---|---|
| Ascenseurs défectueux | Isolement des personnes âgées |
| Humidité dans les logements | Problèmes de santé |
| Déchets non collectés | Risques sanitaires |
Initiatives locales et perspectives d’avenir incertaines
- Centre social Saint-Gabriel: organise des activités pour les jeunes
- AS Mahorais: club de football local malgré des subventions réduites (750€)
- Hassanate Music: groupe de rap valorisant la culture locale
- École coranique: accueille les enfants 6-8h par semaine
Le Plan de sauvegarde engagé par la Ville dans les années 2000 a permis quelques travaux de rénovation des balcons et ascenseurs, mais ces efforts semblent insuffisants. La députée Alexandra Louis a bien visité les lieux, mais la cité n’apparaît toujours pas dans le plan « Initiatives copropriétés » du gouvernement.
| Intervention | Résultat |
|---|---|
| Plan de sauvegarde | Rénovations partielles |
| Visites officielles | Nettoyages ponctuels |
| Diagnostic de 2019 | Sans suites concrètes |
Ce que nous n’avons pas pu vérifier dans cet article
- Le « couvre-feu de fait » et le détail des fusillades reposent sur des témoignages et n’ont pas été recoupés avec une source officielle.
- Les passages sur la composition de la population par origine et sur des jeunes « incarcérés » ont été retirés : ils n’étaient pas sourcés.
- La situation évolue avec l’Orcod-in : référez-vous à l’EPF Paca et à la Ville de Marseille pour l’état des travaux.
Sources et vérification · informations relevées en octobre 2026
Questions fréquentes
Qui a construit la cité des Rosiers ?
L’architecte Jean Rozan, en 1957, d’après la base Mérimée du ministère de la Culture.
La cité des Rosiers est-elle protégée ?
Elle porte le label « Architecture contemporaine remarquable » depuis 2006, qui n’est pas une protection au titre des monuments historiques.
Y a-t-il un projet de rénovation ?
Oui : la copropriété fait partie d’une opération de requalification d’intérêt national confiée à l’EPF Provence-Alpes-Côte d’Azur, d’après la mise à jour d’octobre 2026 de cette page.
Nos images sont à but illustratif et peuvent ne pas représenter la réalité

