Depuis le 24 août 2026, les bâtiments désaffectés de l’ancienne blanchisserie Elis, situés avenue des Platanes dans le 10e arrondissement de Marseille, abritent 25 familles roms. Ces locaux de 3 800 mètres carrés, propriété de la Métropole Aix-Marseille-Provence, avaient pourtant été murés et scellés pour prévenir toute intrusion. Ça n’a pas suffi.
Je te présente ici la situation telle qu’elle est, sans filtre : un quartier résidentiel sous tension, des riverains épuisés, et des autorités qui tardent à réagir.
Un quartier de La Capelette débordé par les nuisances quotidiennes
L’avenue des Platanes, c’est une petite impasse bordée de maisons modestes. Rien d’extraordinaire, sauf que depuis deux mois, la vie de ses habitants a basculé. Selon Evelyne Baylot, secrétaire du CIQ de La Capelette depuis 34 ans, les familles ont forcé le portail, piraté le transformateur Enedis pour obtenir de l’électricité et sectionné des tuyaux pour accéder à l’eau potable. Des cloisons auraient ensuite été abattues pour construire des baraquements en bois servant de logements individuels.
Les nuisances rapportées par les habitants sont multiples :
- Bruits intenses jusqu’au milieu de la nuit, cris d’enfants
- Bagarres répétées sur le site
- Deux départs de feu, dont un qui a menacé l’immeuble voisin
- Déchets dispersés dans les rues alentour
- Camions polluants défilant quotidiennement chargés de ferraille et matériaux divers
Jean-Marie, habitant du quartier, décrit un ballet incessant de vieux camions apportant métaux, bois et éléments de carrosserie à trier sur place. Pour lui, le problème dépasse le élémentaire désordre visuel : quand il fait une remarque, la réaction devient agressive. Ce sentiment d’insécurité s’est installé durablement.
Une plainte ignorée, des riverains qui se sentent abandonnés
Voilà ce qui me semble franchement inacceptable : une plainte a été déposée dès le premier jour de l’occupation, et elle s’est… égarée. Les riverains l’affirment sans détour. La préfecture de police n’a, à ce jour, toujours pas ordonné d’expulsion.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Date d’occupation | 24 août 2026 |
| Nombre de familles | 25 familles roms |
| Surface du site | 3 800 m² |
| Propriétaire du terrain | Métropole Aix-Marseille-Provence |
| Plainte déposée | Dès le 24 août 2026, sans suite connue |
Ludovic, vice-président du CIQ de La Capelette, rappelle que ce quartier en est à sa cinquième expérience d’occupation illégale de ce type. Il pointe une forme de résignation institutionnelle qui, pour lui, ressemble à de l’abandon. La mémoire du terrain militaire voisin pèse lourd : occupé jusqu’en 2024, il a nécessité une remise en état estimée à deux millions d’euros selon les riverains.
Pour Evelyne Baylot, l’urgence est réelle. Attendre que la situation se dégrade davantage, c’est reproduire exactement le même scénario coûteux qu’ailleurs. Cette fois, la Métropole est propriétaire des lieux : sa responsabilité dans la gestion du site et dans l’accompagnement d’une éventuelle solution de relogement est donc directement engagée. Car si les riverains réclament l’expulsion, la question du devenir de ces 25 familles reste entière, et mérite d’être posée franchement plutôt qu’esquivée par des procédures qui s’égarent.

Ici Max, je partage ici mes découvertes et mes coups de coeur sur Marseille, la Provence, la France (mais pas que). J'aime partager mes meilleurs conseils, avis et bons plans pour profiter de la vie en famille et avec ses amis.
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