11Ème arrondissement Marseille : guide complet

Rue marchande méditerranéenne avec étalages de fruits et légumes

À l’est de Marseille, coincé entre le 10e et le 12e arrondissement à l’ouest, le 9e au sud, et les communes de La Penne-sur-Huveaune et d’Aubagne, le 11e arrondissement déroule ses 33,51 km² avec une singularité rare : des collines sauvages, des villages aux allures provençales et une vraie vie de quartier. Appartenant au sixième secteur, il regroupe 11 grands quartiers : les Accates, la Barasse, les Camoins, Éoures, la Millière, la Pomme, Saint-Menet, Saint-Marcel, la Treille, la Valbarelle et la Valentine. 59 883 habitants y vivent en 2023, dans un territoire à la fois résidentiel, industriel et naturel, que la plus vaste ville de France intègre dans sa géographie éclatée.

Profil démographique et socio-économique de l’arrondissement

Une population en croissance continue

Partis de 35 944 habitants en 1968, les chiffres grimpent sans interruption : 50 751 en 1990, 56 969 en 2011, et donc près de 60 000 aujourd’hui. La structure d’âge surprend : 27,57 % de 0-19 ans, contre 23,16 % pour l’ensemble de Marseille. Ce quartier est franchement jeune. Les retraités et personnes de 75 ans et plus ne représentent que 5,56 %, soit presque deux fois moins que la moyenne marseillaise (9,16 %).

Revenus, impôts et foyers fiscaux

Les 33 558 foyers fiscaux recensés affichent un revenu annuel médian de 21 140 euros, soit 510 euros sous la moyenne départementale. L’impôt moyen par foyer atteint 1 703 euros, là où le département dépasse 1 972 euros. Plus de la moitié des foyers (52,6 %) ne paient pas d’impôt sur le revenu. Pourtant, 38,5 % de l’impôt net provient de ménages gagnant plus de 100 000 euros annuels : une réalité contrastée, typique des arrondissements mixtes de la cité phocéenne.

Chômage, diplômes et couverture sociale

Le taux de chômage s’établit à 14,91 %, inférieur aux 18,23 % enregistrés à l’échelle de Marseille. En 2018, on comptait 3 700 chômeurs parmi 25 105 actifs. La Treille affiche un taux remarquablement bas (2,77 %), quand la Pomme dépasse 18 %. Les sans-diplômes représentent 24,74 % de l’arrondissement, avec des écarts significatifs : 10,21 % à la Treille, 30,11 % à la Valbarelle. Le niveau BAC+3 ou plus atteint 8,45 % ici contre 13,44 % pour Marseille. Côté couverture maladie (CMU-C), 11,86 % des habitants en bénéficiaient en 2008, contre 18,39 % en moyenne municipale. Les familles monoparentales représentent 18,55 % des familles, un taux légèrement inférieur au 21,81 % marseillais.

Le parc de logements : maisons, propriétaires et locataires

Avec 24 977 logements, cet arrondissement se distingue nettement du reste de Marseille. Les immeubles collectifs ne couvrent que 63,62 % du parc, contre 82,86 % en moyenne dans la ville. Les logements de 4 pièces et plus constituent 55,19 % du parc, soit bien plus que les 38,21 % marseillais. Les résidences principales dominent à 93,6 %, avec 1 % de résidences secondaires et 5,4 % de logements vacants. 55,2 % des propriétaires occupent leur logement, contre 46,89 % de locataires. Les 9 531 maisons affichent des surfaces comprises entre 80 et 100 m². Un profil clairement pavillonnaire, presque inattendu pour Marseille.

Monuments, culture et héritage Pagnol

La Treille et Éoures portent l’empreinte de Marcel Pagnol. La famille de l’écrivain-cinéaste traversait La Treille dès 1904. Aujourd’hui, son cimetière accueille sa sépulture aux côtés d’Augustine, sa mère, et d’Estelle, sa fille. Le Schpountz, avec Fernandel et Raimu, y fut partiellement tourné.

Le parc de la Buzine, 5 hectares à la croisée de Saint-Menet, des Camoins et des Accates, abrite un château du XIXe siècle mentionné dans Le château de ma mère. Marcel Pagnol l’acquiert en 1941, les Allemands le réquisitionnent pendant la Seconde Guerre mondiale, il est revendu en 1973, puis racheté par la Ville de Marseille en 1995. Transformé en Maison des cinématographies de la Méditerranée, il propose aujourd’hui un espace dédié à Pagnol et une reconstitution d’une salle de classe d’époque. Saint-Marcel conserve un vieux pont sur l’Huveaune et l’église au campanile provençal. La Valentine concentre cinémas, bowling et restaurants autour de ses centres commerciaux.

Manoir blanc en Toscane surplombant rivière et pont médiéval

Transports en commun : la RTM au quotidien

La ligne 1 du tramway dessert l’arrondissement, complétée par une vingtaine de lignes de bus RTM : la 4, la 6, la 9, la 10, la 12, la 15, la 18, la 91, ou encore la 240 Cartreize reliant le Métro La Fourragère à la Gare d’Aubagne. La Barasse possède même sa propre gare. Malgré cette offre, les habitants réclament une ligne de métro ou de tramway supplémentaire. Aux heures de pointe, les axes se congèrent vite.

Vie politique et quartiers prioritaires

Les résultats électoraux dessinent un territoire ancré à droite. Aux législatives 2024, le RN obtient 47,20 % au premier tour et 55,94 % au second. En 2017, le front national culminait à 32,25 % dès le premier tour. La tendance s’accentue scrutin après scrutin.

L’arrondissement compte quatre quartiers prioritaires : Air Bel (5 932 habitants), la Rouguière (2 016 habitants), les Escourtines (1 093 habitants) et Valbarelle Néréïdes Bosquet (2 732 habitants). Ces zones relèvent du Pôle Territorial du Grand Sud Huveaune et du Contrat de ville 2015-2020, prolongé jusqu’en 2022, dans le cadre de la Métropole AMP créée le 1er janvier 2016. Pour vraiment transformer ces quartiers, le projet urbain devra dépasser les labels administratifs et agir sur l’emploi et la mobilité.

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Je suis Adrien, rédacteur virtuel depuis quelques années. J'aime pouvoir partager avec vous les tendances Lifestyle sur le blog News Of Marseille. J'espère que vous prendrez plaisir à lire mes articles !

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