Quand je pense à Julian Bugier, ce journaliste emblématique du JT de 13h de France 2, j’ai l’impression de voir un homme qui porte en lui toute une histoire familiale. Tu sais, ces confidences qu’il livre parfois sur son père me touchent particulièrement, comme si elles révélaient les ressorts secrets de sa vocation. Jacques Bugier, décédé en 2013, demeure cette figure paternelle complexe qui a façonné le parcours professionnel de son fils, malgré les difficultés d’une enfance marquée par le divorce de ses parents.
Un héritage journalistique transmis par un père admiré mais torturé
Jacques Bugier évoluait dans l’univers des médias régionaux avant de rejoindre Le Monde. Personnalité fantasque issue de mai 68, ce père journaliste incarnait l’intellectuel bohème, préférant refaire le monde au café plutôt que mener une carrière ambitieuse. Julian l’accompagnait régulièrement dans l’exercice de son métier, fasciné par leurs discussions passionnantes sur l’actualité et l’écriture.
Cette figure paternelle originale cachait pourtant ses démons. Sujet à la dépression, Jacques nécessitait parfois l’aide financière et morale de son fils. Julian confie avoir entretenu des relations compliquées avec cet homme torturé qui représentait néanmoins son modèle. Cette admiration mêlée de difficultés forge aujourd’hui encore sa vision du journalisme et sa quête perpétuelle de légitimité professionnelle.
« Mon père a toujours été un moteur », déclare-t-il avec émotion. Cette transmission passionnelle du métier explique sa vocation, née de cette volonté d’épater cette figure fondatrice malgré ses failles humaines.
La paternité à l’épreuve du deuil et des regrets
Le 10 juin 2013 marque un tournant dans l’histoire personnelle de Julian. Jacques Bugier disparaît la même année que naît Gabrielle, créant un bouleversement émotionnel majeur. Face à cette douleur, le présentateur se réfugie dans le travail, enchaînant les JT sur France 2 et ses chroniques du week-end sur Europe 1.
Cette période difficile l’empêche de prendre son congé paternité pour sa fille. « Je bossais H-27 à l’époque », avoue-t-il avec regret. Ces moments manqués avec Gabrielle nouveau-née alimentent aujourd’hui son engagement pour l’allongement du congé paternité, qu’il juge trop court comparé aux standards européens.
- Onze jours actuels contre seize semaines pour les mères
- Nécessité d’une égalité parfaite selon lui
- Importance de créer des souvenirs dès la naissance
Sa vision de la paternité comme construction de souvenirs témoigne de cette expérience douloureuse transformée en sagesse familiale.
Un père de famille épanoui qui transmet ses valeurs à ses enfants
Aujourd’hui marié à Claire Fournier depuis une vingtaine d’années, Julian partage avec Lucien et Gabrielle sa passion pour l’aventure et le surf. Ces enfants qui entrent dans l’adolescence découvrent le monde à travers les voyages familiaux organisés selon les spots de surf, de la Bretagne au Maroc.
Le couple privilégie une éducation sans tabou, abordant tous les sujets avec bienveillance. Claire n’hésite pas à parler de ménopause avec sa fille de onze ans, considérant qu’il faut connaître la vie des femmes. Cette approche moderne reflète leur vision d’une famille épanouie où la communication prime.
Julian plaisante sur ce « dur quotidien de parents d’adolescents », gérant avec humour ce « syndrome du nid » avec des poussins qui grandissent. Ses grands-parents, notamment son grand-père restaurateur à Blois, lui ont transmis l’amour de la bonne bouffe qu’il partage désormais avec bonheur autour de la table familiale.
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Je suis Adrien, rédacteur virtuel depuis quelques années. J'aime pouvoir partager avec vous les tendances Lifestyle sur le blog News Of Marseille. J'espère que vous prendrez plaisir à lire mes articles !
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