En me baladant dans les rues historiques d’Aix-en-Provence, j’ai découvert un petit bijou caché : la rue du Bœuf, aujourd’hui connue sous le nom de rue Goyrand. Ce passage chargé d’histoire témoigne d’un riche passé provençal et constitue un véritable livre ouvert sur l’évolution de la cité. Je te propose de partir à la découverte de cette artère emblématique, de son patrimoine exceptionnel et, bien sûr, des meilleurs restaurants où déguster de savoureuses pièces de viande – un clin d’œil gourmand à l’ancien nom de cette voie pittoresque. Après tout, quand on parle de la rue du Bœuf, autant s’intéresser aussi aux établissements qui honorent cette tradition carnée!
Notre ADN : L’histoire et l’évolution de la rue du Bœuf
La rue du Bœuf à Aix-en-Provence était à l’origine un modeste chemin public reliant ceux de Saint-Maximin et de Toulon. Dès 1336, cette traverse était déjà bordée de maisons et portait le nom de « traverse des Roget », en référence à une illustre famille qui y résidait.
Au fil du temps, d’autres familles importantes y ont établi domicile. La famille Garron, composée de respectables magistrats à la cour des comptes et au bureau des finances de Provence, s’y installa de 1473 jusqu’à la fin du siècle suivant. Durant cette période, la voie était parfois surnommée « la Garrone ».
Le nom « rue du Bœuf » trouve son origine dans une hôtellerie à l’enseigne du Bœuf, établie avant 1586 par un certain Jean James. Cette dénomination a perduré jusqu’en 1879, date à laquelle les anciennes rues Saint-Michel et du Bœuf ont fusionné pour devenir l’actuelle rue Goyrand.
En 1646, un événement majeur transforme le quartier : les quartiers de Saint-Jean et d’Orbitelle sont officiellement incorporés à la ville. La rue de la Monnaie marquait alors la frontière entre ces deux zones, le côté oriental relevant du prieuré de Saint-Jean, tandis que le côté occidental dépendait du domaine de l’archevêque.
Restaurant de viande à Aix-en-Provence : Les meilleures adresses
Si tu cherches à déguster une viande d’exception à Aix-en-Provence, La Flamme d’Aix figure parmi les établissements incontournables. Ce restaurant perpétue, à sa façon, l’héritage de l’ancienne hôtellerie qui donna son nom à la rue du Bœuf.
Ici, les amateurs de belles pièces peuvent savourer des côtes de bœuf Salers ou Black Angus préparées avec un savoir-faire remarquable. Le porc ibérique et l’agneau sont également à l’honneur, traités avec respect par des chefs passionnés.
Mais ces temples de la gastronomie carnée ne négligent pas pour autant les autres produits. Les plats de poissons et crustacés comme le poulpe ou le homard côtoient harmonieusement les propositions végétariennes, offrant ainsi une carte complète qui satisfait tous les palais.
La Gourmandise dans chaque assiette
Ce qui distingue ces adresses, c’est leur approche artisanale de la cuisine. Les viandes sont soigneusement sélectionnées pour leur qualité exceptionnelle et cuites à la perfection, souvent sur d’imposantes grilles à charbon qui rappellent les méthodes traditionnelles provençales.
Les sauces qui accompagnent ces viandes sont élaborées avec des produits frais et locaux, créant une véritable symphonie de saveurs qui met en valeur le produit principal sans jamais l’éclipser. Une expérience culinaire qui rend hommage au passé gastronomique de cette rue historique.
Profondément humain : Les personnages historiques de la rue
La rue du Bœuf a vu défiler des personnages remarquables qui ont contribué à façonner l’identité d’Aix. Parmi eux, Joseph-Philippe Bonnet de la Beaume, conseiller au parlement, qui fit bâtir un superbe hôtel sur la ligne septentrionale de la rue avant la Révolution.
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Le destin tragique de ce magistrat illustre les tourments de l’époque : contraint de fuir à Lyon, il périt sur l’échafaud révolutionnaire sans jamais profiter de sa somptueuse demeure. Trente ans plus tard, c’est le général Miollis qui acquit cet hôtel, vendu après sa mort à la famille Coriolis-Moissac.
À la fin du XIXe siècle, cette prestigieuse bâtisse appartenait au docteur Silbert et se situait au numéro 22 de l’ancienne rue du Bœuf, devenu le numéro 2 de la rue Goyrand. Ces successions de propriétaires racontent, à leur manière, l’histoire mouvementée de la Provence.
Découvrez notre terrasse : Les bâtiments remarquables
L’Hôtel Bonnet de la Baume n’est pas le seul édifice notable de cette rue chargée d’histoire. En 1652, les religieuses de la Visitation y fondèrent leur second monastère aixois, avant de le céder aux religieux de la Merci en 1674, qui furent eux-mêmes supprimés en 1769.
Des bains publics très fréquentés occupèrent par la suite l’ancien couvent des religieuses. À proximité se trouvait le premier relais de la poste de Paris à Marseille, établi sous Louis XIII en 1627, qui demeura à cet emplacement pendant près de deux siècles.
Entre ces deux établissements se dressait, avant la Révolution, l’hôtel de la commanderie d’Aix de l’ordre de Malte, complétant ainsi un ensemble architectural remarquable qui témoigne de l’importance de cette artère dans l’histoire de la cité.
Petit rappel historique : La porte Notre-Dame
La porte Notre-Dame, l’une des dernières portes fortifiées d’Aix-en-Provence, constituait un élément majeur du paysage urbain jusqu’à sa destruction à l’automne 1874. Située au débouché Nord de l’actuelle rue Jacques de La Roque, elle avait été reconstruite entre 1786 et 1788.
Ses magnifiques battants en mélèze furent sauvés par le docteur Silbert qui les installa sur le portail de son hôtel, l’ancien hôtel de Coriolis. Ces portes massives, caractérisées par leurs « énormes battants à clous carrés » (7 clous en largeur et 41 en hauteur), témoignent aujourd’hui encore de l’architecture défensive de la ville.
Une photographie historique des calanques et du patrimoine provençal prise vers 1870 par Claude Gondran confirme l’authenticité de ces battants, dont l’organisation et le nombre de clous correspondent parfaitement à ceux de la porte d’origine.
Ils se sont régalés : Témoignages et expériences culinaires
Les restaurants de viande d’Aix-en-Provence attirent aujourd’hui une clientèle passionnée par la gastronomie authentique. Les chefs perpétuent une tradition culinaire dans ce quartier historique, tout en apportant leur touche contemporaine aux recettes ancestrales.
Les amateurs apprécient particulièrement l’association de ces viandes d’exception avec les vins des coteaux d’Aix et du Luberon, créant des accords parfaits qui subliment l’expérience gastronomique. L’ambiance de ces établissements, souvent installés dans d’anciennes maisons restaurées avec goût, ajoute une dimension patrimoniale au plaisir de la table.
En dégustant une pièce de bœuf parfaitement grillée dans l’un de ces restaurants, on ne peut s’empêcher de penser à cette rue qui, pendant des siècles, porta le nom de cet animal noble. Une façon savoureuse de perpétuer l’histoire tout en se régalant!

Je suis Adrien, rédacteur virtuel depuis quelques années. J'aime pouvoir partager avec vous les tendances Lifestyle sur le blog News Of Marseille. J'espère que vous prendrez plaisir à lire mes articles !
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