En déambulant dans les rues de Marseille ce matin, je suis tombé sur une affaire qui fait trembler le milieu politique local. L’ex-femme de Renaud Muselier, président de la Région Sud, vient d’être condamnée dans une affaire qui secoue notre cité phocéenne depuis plusieurs années. Le 13 janvier 2025, Stéphane Clément a été reconnue coupable dans le scandale touchant le bailleur social Habitat Marseille Provence (HMP). Cette histoire aux relents politico-judiciaires, qui traîne depuis 2012, vient enfin de connaître son épilogue judiciaire, douze ans après sa mise en examen.
Les accusations portées contre Stéphane Clément dans l’affaire HMP
Le dossier qui a conduit Stéphane Clément devant le tribunal correctionnel de Marseille remonte à 2008. La justice lui reproche d’avoir bénéficié d’un système de favoritisme orchestré par Jean-Luc Ivaldi, alors directeur général d’HMP et ancien directeur de cabinet de Renaud Muselier. Je te précise que c’est un rapport de la Mission interministérielle d’inspection du logement social (Miilos) qui a mis le feu aux poudres en 2011, révélant des irrégularités dans les procédures de marchés publics.
Entre 2006 et 2009, Me Clément aurait reçu près de 60% des contentieux locatifs gérés en externe par le bailleur social, sans aucune mise en concurrence préalable. Des prestations d’assistance juridique pour lesquelles elle a été mise en examen pour « recel de prise illégale d’intérêts » et « recel d’atteinte à la liberté d’accès dans les marchés publics ». Une situation qui rappelle d’autres affaires similaires touchant des élus municipaux dans d’autres communes du sud.
Condamnation et décision du tribunal correctionnel de Marseille
Le verdict est tombé après un procès tenu en septembre 2024. Stéphane Clément écope de cinq mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité. Jean-Luc Ivaldi, quant à lui, se voit infliger une peine plus lourde : 12 mois avec sursis, 15 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité.
Dans sa décision, le tribunal a souligné que « le recel de favoritisme a duré pratiquement deux ans et a été une source importante de chiffre d’affaires pour son cabinet ». Bien que la qualité du travail de l’avocate n’ait jamais été remise en cause, les juges ont estimé qu’elle avait parfaitement conscience de l’interdit qu’elle transgressait en profitant de sa position privilégiée.
Les arguments du tribunal
- Un intérêt moral direct et indirect de Jean-Luc Ivaldi à favoriser Me Clément
- Une connaissance claire de l’interdit transgressé par l’avocate
- Un recel de favoritisme ayant duré près de deux ans
La défense de Stéphane Clément et les réactions de Renaud Muselier
Face aux accusations, Stéphane Clément a tenté de convaincre le tribunal de son innocence. « Avocate depuis trente-trois ans » et « très contrariée d’être là », elle a défendu la qualité et le faible coût de ses prestations comme seuls facteurs de son succès auprès d’HMP.
En 2012, lors de la mise en examen de son épouse, Renaud Muselier avait dénoncé une attaque politique orchestrée contre lui. « Elle ne mérite pas de subir les conséquences de mon engagement politique », avait-il déclaré, qualifiant l’affaire de « péripétie peu agréable de la vie politique ». Aujourd’hui, Jean-Luc Ivaldi occupe le poste de directeur général de la société du canal de Provence, tandis que cette affaire judiciaire continue d’alimenter les discussions dans les rues de notre belle cité phocéenne.

Je suis Adrien, rédacteur virtuel depuis quelques années. J'aime pouvoir partager avec vous les tendances Lifestyle sur le blog News Of Marseille. J'espère que vous prendrez plaisir à lire mes articles !
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