En déambulant dans les ruelles de Marseille, je me suis souvent demandé pourquoi cette métropole méditerranéenne porte le surnom de « cité phocéenne ». Cette appellation, que j’entends régulièrement dans les conversations des Marseillais, témoigne d’une histoire fascinante remontant à plus de 2600 ans. Je te propose de plonger dans les origines de ce surnom qui reflète l’identité profonde de la deuxième ville de France.
L’origine antique : quand les Phocéens fondèrent Massalia
Qui étaient les Phocéens ?
Les Phocéens étaient d’intrépides marins grecs originaires de Phocée, une cité située en Asie Mineure, dans l’actuelle Turquie occidentale. Ces habiles navigateurs et commerçants méditerranéens se distinguaient par leur expertise maritime exceptionnelle. Vers 600 avant J.-C., fuyant les invasions perses menées par Cyrus le Grand qui menaçaient leur territoire d’origine, ils entreprirent un périple vers l’ouest à la recherche d’un nouveau foyer.
La fondation de Massalia
En arrivant sur les côtes provençales, les Phocéens établirent leur comptoir commercial qu’ils baptisèrent Massalia, future Marseille. Le choix de ce site ne devait rien au hasard. La présence d’une calanque naturelle – le Lacydon, aujourd’hui connu comme le Vieux-Port – offrait un abri idéal pour leurs navires. La configuration topographique leur rappelait leur ville natale, tandis que la position stratégique facilitait le commerce maritime. Cette géographie particulière séduit encore aujourd’hui les visiteurs découvrant Marseille pour la première fois.
La légende de Gyptis et Protis : le mythe fondateur
La fondation de Marseille s’accompagne d’un récit mythique que j’adore raconter. Selon cette légende, le chef phocéen Protis fut convié à un banquet organisé par Nann, roi des Ségobriges, tribu gauloise locale. Lors de cette rencontre, la fille du roi, nommée Gyptis, devait choisir son futur époux en lui offrant une coupe d’eau. À la stupéfaction générale, elle tendit la coupe à Protis, l’étranger grec.
Ce geste symbolique scella l’alliance entre les deux peuples et permit aux Grecs de s’installer pacifiquement. Cette histoire d’amour fondatrice, bien qu’impossible à vérifier historiquement, est devenue un élément fondamental des racines marseillaises, justifiant pleinement le surnom de cité phocéenne qui traverse les âges.
| Période | Nom de la ville | Influence dominante |
|---|---|---|
| 600 av. J.-C. | Massalia | Grecque (Phocéenne) |
| 49 av. J.-C. | Massilia | Romaine |
| Moyen Âge à aujourd’hui | Marseille | Française (avec héritage grec) |
L’héritage phocéen dans la Marseille moderne
Un surnom qui traverse les siècles
L’appellation « cité phocéenne » a remarquablement résisté à l’épreuve du temps. Sa popularité connut un regain pendant la Renaissance, période de fascination pour l’histoire antique. Elle s’est définitivement ancrée au XIXe siècle, portée par le mouvement romantique et l’intérêt croissant pour les identités locales. Aujourd’hui, ce surnom est omniprésent dans le paysage marseillais.
Traces de l’héritage grec dans la culture marseillaise
L’influence des fondateurs phocéens reste visible dans la culture marseillaise contemporaine :
- L’introduction de la culture de la vigne et de l’olivier, piliers de la civilisation méditerranéenne
- Des vestiges archéologiques préservés au Jardin des Vestiges et au Musée d’Histoire de Marseille
- Des traditions comme le jeu de boules, ancêtre de notre pétanque bien-aimée
- L’utilisation du terme « phocéen » pour désigner les supporters de l’OM et diverses entreprises locales
Cette empreinte grecque constitue un patrimoine culturel et historique inestimable qui contribue à forger l’identité unique de Marseille, ville où la mer, le commerce et l’ouverture au monde demeurent des valeurs fondamentales.

Je suis Adrien, rédacteur virtuel depuis quelques années. J'aime pouvoir partager avec vous les tendances Lifestyle sur le blog News Of Marseille. J'espère que vous prendrez plaisir à lire mes articles !
👇 Vous voulez en savoir plus? Découvrez cette vidéo 👇
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
Nos images sont à but illustratif et peuvent ne pas représenter la réalité




