Daryl Johns – discographie, albums et critiques

Homme jouant du violoncelle dans un studio d'enregistrement professionnel

Né le 3 juillet 1996 à Englewood, New Jersey, Daryl Johns grandit dans une famille où la musique coule dans les veines. Son père Steve Johns bat la mesure avec mon expérience de batteur, tandis que sa mère Debbie Keefe souffle dans le saxophone. Difficile de résister à pareille atmosphère. Dès l’âge de sept ans, il saisit une contrebasse pour ne plus la lâcher — une passion qui le propulsera bien au-delà des scènes jazz de New York.

Daryl Johns, prodige du jazz devenu figure du rock indépendant : albums et influences

Formé par Chip Jackson et Dave Santoro, deux références dans l’enseignement de la contrebasse, Johns enchaîne les programmes d’excellence : le Jazz in July, le Vermont Jazz Center et le Litchfield Jazz Camp forgent sa rigueur musicale. Son talent explose à la face du monde en 2009, lors de la Thelonious Monk International Jazz Bass Competition, où il décroche une mention spéciale. Le producteur Don Sickler, présent dans la salle, l’invite aussitôt en studio. Constat : un enregistrement au Van Gelder Recording Studio dès janvier 2010, suivi de sessions intensives pour jazzleadsheets.com tout au long de 2010 et 2011.

Sur les scènes new-yorkaises, ce bassiste partage l’estrade avec des pointures comme Joe Lovano, Dave Liebman et Randy Brecker. La chaîne Fox lui consacre même un segment intitulé « 12-Year-Old Jazz Prodigy ». Le gamin d’Englewood cartonne.

Partitions et matériel disponible pour les musiciens

Sa double formation — contrebassiste classique et improvisateur jazz — offre un terrain fertile pour tout musicien souhaitant approfondir son jeu. Les leadsheets liées à ses compositions jazz, disponibles via jazzleadsheets.com entre 2010 et 2011, constituent une ressource pédagogique précieuse. Cette double culture jazz et rock indépendant produit un matériel varié, accessible à des artistes de genres variés.

Titre Genre Influences clés
I’m So Serious Synth-pop / rock indépendant MTV Americana, années 80
Barbecue in the Sun Pop expérimentale Textures années 80, formes années 60
Friends Forever Pop DIY nostalgique Années 60, années 70

Il y a une dizaine d’années, Daryl Johns amorce une mue stylistique radicale. Fatigué des standards, il visite d’autres genres, assemble des mélodies pop de façon maximaliste. Après avoir signé avec le label de Mac DeMarco, il concocte un premier album éponyme aux influences revendiquées sans complexe :

  • « Jessie’s Girl » et « Baba O’Riley » comme boussoles mélodiques
  • Le emo et Hüsker Dü pour la rugosité
  • La culture visuelle et sonore des années 60, 70 et 80

Le son de l’album ? Johns lui-même le décrit comme un « souvenir de jingle télé ». Difficile de trouver formule plus juste. Sur I’m So Serious, la synth-pop baigne dans un clip aux néons criards, filmé devant le Mel’s Drive-In, avec une esthétique MTV assumée. C’est son concept du « diner rock » : la nostalgie du roller, des milkshakes et des frites sublimée en pop expérimentale.

Barbecue in the Sun et Friends Forever poussent plus loin cette logique. Les textures des années 80 s’y croisent avec les structures pop des années 60, pendant que des voix superposées façon DIY-Ronettes créent une profondeur troublante. Les paroles fragmentées — des éclairs fugaces, presque impressionnistes — renvoient à ces instants flous qui s’accrochent à la mémoire. L’artiste glisse même des références auto-référentielles dans le pont : « Hit the EQ » et « Maintenant, monte le volume ». Ça, ça envoie du lourd, comme on dit par ici.

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Je suis Adrien, rédacteur virtuel depuis quelques années. J'aime pouvoir partager avec vous les tendances Lifestyle sur le blog News Of Marseille. J'espère que vous prendrez plaisir à lire mes articles !

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