Tramway Marseille : plans, horaires, tarifs et extensions du réseau

Carte urbaine montrant routes, bâtiments, rivières et végétation

Je te le dis direct : le tramway à Marseille, c’est bien plus qu’un simple moyen de transport. Géré par la Régie des Transports Métropolitains, ce réseau moderne compte trois lignes qui sillonnent la ville et dessinent une nouvelle manière de voyager. Allez, j’embarque avec toi pour un tour complet du système : je te parle des lignes existantes, des tarifs qui rendent ces rames accessibles, et surtout des extensions qui vont révolutionner la mobilité dans les années qui viennent. Tu verras, c’est du costaud !

Les 3 lignes de tramway en service à Marseille

Depuis 2008, la RTM exploite le réseau avec efficacité. La ligne T1 relie Noailles aux Caillols sur douze kilomètres, traversant vingt-deux stations dont La Blancarde, Réformés Canebière et William Booth. Cette artère dessert l’est marseillais et facilite les connexions entre le centre et les quartiers périphériques.

La ligne T2 connecte Arenc Le Silo à La Blancarde sur près de huit kilomètres via quatorze stations. Je passe par la Joliette, République Dames, Belsunce Alcazar et Canebière Garibaldi. Cette ligne traverse le Vieux-Port, longe le quartier du Panier et dessert la gare Saint-Charles. Les correspondances à La Blancarde permettent de basculer vers la T1 ou le train.

La ligne T3, inaugurée en mai 2015, parcourt trois kilomètres six entre Arenc Le Silo et Castellane avec onze stations. Elle emprunte le même tracé que la T2 jusqu’à Belsunce Alcazar avant de bifurquer vers la place Castellane. Elle dessert les Terrasses du Port, la Cathédrale de la Major, la rue de la République et la bibliothèque Alcazar. Ces trois rames constituent aujourd’hui l’épine dorsale de la mobilité urbaine marseillaise.

Fréquences et temps de trajet

Les fréquences varient selon les jours. Pour la T1, compte six à sept minutes en semaine, huit le samedi, quinze le dimanche et sept pendant les vacances. La T2 affiche cinq minutes en semaine, sept le samedi, douze à quinze le dimanche et six durant les congés scolaires. La T3 passe toutes les six à sept minutes en semaine et vacances, sept minutes le samedi, douze à quinze le dimanche.

Ces cadences élevées, particulièrement en semaine, permettent de voyager sans consulter systématiquement les horaires. Je t’assure qu’utiliser le tramway constitue une alternative efficace pour éviter le stress des embouteillages marseillais, ces moments où la circulation ressemble à un match serré où personne ne marque. Et en plus, tu ne pollues pas !

Tarifs et informations pratiques pour voyager en tramway

Le Pass Permanent RTM coûte vingt euros maximum par mois pour profiter du réseau en illimité. Les moins de onze ans et les personnes de soixante-cinq ans et plus voyagent gratuitement après une demande spécifique.

Tu peux payer par carte bancaire pour jusqu’à cinq personnes : valide pour chaque voyageur et confirme. Le nouveau service en ligne facilite la commande ou le renouvellement d’une carte de mobilité. L’application mobile RTM simplifie tes déplacements quotidiens.

La RTM place la sécurité au cœur de ses priorités avec des campagnes contre le harcèlement sexuel, sous le slogan « Ne laissez personne être har(seule)ée ». La qualité de l’air dans les rames fait également l’objet d’un suivi régulier.

Intérieur d'un wagon de métro rempli de passagers assis

Extensions et projets d’avenir du réseau

Les projets d’extension vont transformer le paysage marseillais. Le réseau deviendra la colonne vertébrale de la mobilité avec trois chantiers majeurs : l’extension sud de la T3 vers Sainte-Marguerite Dromel, l’extension nord vers Gèze puis La Castellane, et le projet Catalans.

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Ces investissements, inscrits dans le plan Marseille en Grand, visent le désenclavement de nombreux quartiers prioritaires. Des dizaines de milliers d’habitants supplémentaires bénéficieront d’une meilleure accessibilité aux transports en commun. Je te préviens, ça va déménager !

Extension Sud de la ligne T3 vers Sainte-Marguerite Dromel

Ce projet de six kilomètres deux avec onze arrêts supplémentaires coûte trois cent cinquante millions d’euros. Les nouveaux arrêts incluent le Parc du XXVIe centenaire, Cantini Rouet et la Place du Général Ferrié.

Les essais techniques ont débuté en mai 2025 avec les premières rames empruntant les nouveaux rails entre Castellane et Sainte-Marguerite Dromel. Plusieurs phases se succèdent :

  1. Essais d’ouverture de ligne pour tester la voie ferrée et vérifier la conformité du gabarit
  2. Contrôle de l’écart entre les quais et les véhicules
  3. Test du croisement de deux tramways en toute sécurité
  4. Essais dynamiques des sous-systèmes, automatisme et signalisation
  5. Marches à blanc avec circulation à vide aux cadences prévues

La circulation a d’abord été effectuée à deux kilomètres cinq par heure avant d’augmenter progressivement. Depuis juin, aucun travaux supplémentaires n’ont été nécessaires sur les rails. Ça roule !

Infrastructure et mise en service

Un nouveau site de maintenance et remisage a été construit à Sainte-Marguerite Dromel. Quinze rames supplémentaires seront intégrées, mêlant génération ancienne Bombardier et nouvelle génération Neotram. La RTM recrute cinquante conducteurs pour assurer l’exploitation.

La mise en service est prévue pour le dix janvier 2026 si aucun obstacle ne survient. Cette extension permettra de relier Gèze à la Gaye en trente-sept minutes. Une fréquentation de quatre-vingt-treize mille passagers est estimée pour 2030. C’est énorme pour la mobilité des quartiers sud !

Extension Nord de la ligne T3 vers Gèze et La Castellane

La première phase s’étend depuis Arenc vers Gèze sur un kilomètre neuf avec douze nouvelles stations. Les essais ont démarré le vingt-cinq septembre 2025 près de Cap Pinède et devraient s’achever mi-novembre.

Les vérifications techniques portent sur tous les virages, intersections, feux de signalisation et visibilité des conducteurs. Sur les douze nouvelles stations, on vérifie que le tramway ne frotte pas sur les quais. Des marches à blanc intégreront progressivement les quinze rames supplémentaires avant la mise en service prévue pour le dix janvier 2026.

La deuxième phase s’étendra sur plus de sept kilomètres entre Gèze et La Castellane avec onze nouvelles stations. Le tracé passe par la rue de Lyon, le boulevard de la Méditerranée, le chemin de la Madrague-Ville puis le chemin du Ruisseau Mirabeau avant de rejoindre La Castellane.

Objectifs et calendrier de l’extension vers La Castellane

Ce projet vise le désenclavement de nombreux quartiers prioritaires peu accessibles : La Cabucelle, Campagne-Lévêque et La Castellane-Bricarde inscrits au Nouveau Programme national de Renouvellement Urbain. Quarante-deux mille habitants bénéficieront d’une liaison directe vers le centre-ville et les lignes structurantes TER et métro.

Un futur pôle d’échanges multimodal de Saint-André comprendra une nouvelle halte ferroviaire TER, un parking-relais et plusieurs lignes de bus. L’insertion au pied des massifs de l’Estaque et de l’Étoile offrira des vues dégagées sur les coteaux et le littoral.

Le calendrier prévisionnel : enquête publique à l’automne 2026, travaux entre 2027 et 2029, mise en service envisagée pour début 2029. Le groupement Systra Ingérop STOA, désigné lauréat en janvier 2024, pilote la conception incluant l’insertion urbaine et paysagère, le réaménagement des rues et la création d’aménagements sécurisés pour piétons et cyclistes.

Projet d’extension vers les Catalans

Ce projet à soixante-seize millions d’euros, porté par la Métropole Aix-Marseille-Provence, a trouvé un consensus technique avec la Ville. Le tracé de deux kilomètres avec quatre nouvelles stations part de la rue de Rome vers les Catalans via le cours Puget, le boulevard de la Corderie et l’avenue de la Corse, desservant quarante-deux mille habitants.

Les points d’accord incluent la création de pistes cyclables, la préservation de trois cent vingt-huit arbres (trente-deux remplacés, cent cinq plantés) et la préservation du jardin Saint-Nicolas le long du boulevard de la Corderie.

La question du stationnement reste sensible : cinq cents places supprimées. La compensation prévoit un parking souterrain de deux cent dix-huit places aux Catalans d’ici 2029 et trois cent cinquante-cinq places résidents dans les parkings publics Baret, Monthyon et Corderie. Deux tiers des places supprimées seront ainsi compensés.

Débats et mise en service

Un débat anime le projet concernant l’ancienne ferronnerie Piana de la rue Sauveur-Tobelem. Ce site préempté par la Métropole pourrait devenir un pôle de mobilité pour deux-roues, quatre-roues, électrique, auto-partage et vélos-cargos. Une concertation déterminera la vocation la plus pertinente : parking ou halle alimentaire.

Des préoccupations émergent sur le risque de congestion automobile et le report du trafic sur les petites rues. Des questions se posent sur le véritable report modal et l’existence d’un plan de contournement du quartier.

Benoît Payan a validé ce projet qu’il juge bienvenu pour les transports collectifs, même s’il ne constitue pas la priorité absolue. Une polémique a éclaté après que Martine Vassal ait évoqué un passage du tramway sur la Corniche, immédiatement contesté par la majorité municipale. Pour elle, le développement des transports vers le Nord reste prioritaire. La mise en service est prévue pour début 2029.

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Je suis Adrien, rédacteur virtuel depuis quelques années. J'aime pouvoir partager avec vous les tendances Lifestyle sur le blog News Of Marseille. J'espère que vous prendrez plaisir à lire mes articles !

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