Calanque des Anthénors à Ensuès-la-Redonne : randonnée et visite dans les Bouches-du-Rhône

Randonneur sur un sentier rocheux surplombant la mer turquoise

Je t’emmène découvrir un trésor bien gardé de la Côte Bleue, niché entre les rochers à Ensuès-la-Redonne. La calanque des Anthénors mérite amplement le détour, même si elle se mérite ! Cette petite merveille sauvage offre un cadre authentique pour qui cherche à s’évader des sentiers battus. Avec ses eaux cristallines protégées par des îlots rocheux et son caractère préservé, elle attire les amateurs de randonnée, de snorkeling et de baignade loin des foules. Je te propose d’visiter ensemble ce coin secret de la méditerranée, où chaque galet raconte l’histoire d’un littoral encore préservé.

Comment accéder à la calanque des Anthénors : itinéraires et informations pratiques

Je te préviens d’emblée : trouver cette calanque relève presque de la chasse au trésor. Aucune signalisation ne l’indique depuis la route, et elle reste totalement invisible aux passants. Cette discrétion contribue d’ailleurs à son charme fou et explique pourquoi elle demeure relativement confidentielle, même en pleine saison.

Pour rejoindre ce petit paradis rocheux, tu disposes de deux options principales. La première consiste à te garer au port de La Redonne, puis à emprunter le chemin qui grimpe sur ta droite. Cette voie d’accès offre une approche progressive et permet d’apprécier le panorama sur la côte méditerranéenne au fur et à mesure de ton ascension.

La seconde option, que je trouve personnellement plus directe, part également de La Redonne mais en direction de Méjean. Une fois en haut de la première montée, gare-toi au bord de la route. Repère alors un sentier partant sur la droite. L’astuce ? Cherche une petite pente caillouteuse ressemblant à une ravine naturelle, située juste à droite du portail d’une résidence privée baptisée « Les Anthénors ». Cette descente un peu technique nécessite une attention particulière, surtout par temps humide.

Passé cet obstacle initial, tu découvriras un chemin bétonné qui serpente agréablement à travers un petit vallon arboré. Cette végétation méditerranéenne offre une ombre bienvenue en été et contraste avec l’aridité des falaises environnantes. Le sentier te mène directement jusqu’à la calanque, mais prépare-toi : un escalier de pierre marque l’ultime étape avant d’atteindre les galets.

Période Restrictions Horaires
Mi-avril à août Interdiction véhicules chemin de Méjean Week-ends et jours fériés en journée
Avril à octobre Réglementation circulation 9h – 19h

Ces restrictions visent principalement à préserver le site et à limiter les risques d’incendies, particulièrement élevés dans ce climat aride méditerranéen. Je te conseille vivement d’anticiper ton déplacement, notamment durant la période estivale où l’accès en voiture devient compliqué.

La solution que j’affectionne particulièrement ? Opter pour les transports en commun pour rejoindre les calanques. Le train TER reliant Marseille à Miramas dessert la gare d’Ensuès-la-Redonne. Depuis celle-ci, compte environ 700 mètres à pied jusqu’au port de La Redonne, point de départ idéal de ton exploration. Cette approche écoresponsable te permet d’éviter les contraintes de stationnement tout en profitant d’un trajet pittoresque le long de la côte.

Pour les amateurs de précision géographique, les coordonnées exactes sont : Longitude 5°12′,1998 E et Latitude 43°19′,866 N, à une altitude de 0 mètre. La calanque se niche entre la calanque de La Redonne à l’ouest et la calanque des Figuières à l’est, formant ainsi un triptyque remarquable sur ce tronçon de littoral. L’adresse de référence correspond au Chemin des Anthénors ou Chemin de Méjean à Ensuès-la-Redonne 13820.

Un conseil de Marseillais qui connaît bien le coin : prévois des chaussures adaptées ! Les sentiers rocailleux et caillouteux n’ont rien à voir avec une promenade sur le Vieux-Port. Des chaussures de randonnée avec une bonne accroche s’imposent, surtout si tu comptes analyser les environs. Les tongs, même si tentantes face aux températures estivales, représentent un choix risqué sur ce terrain.

  • Deux itinéraires possibles depuis La Redonne
  • Absence totale de signalisation visible
  • Descente technique par une ravine caillouteuse
  • Escalier de pierre pour accès final
  • Distance : 700 mètres depuis la gare

Attention particulière durant la période estivale : les randonnées sont interdites en été en raison du risque d’incendies trop élevé. Cette mesure de sécurité, strictement appliquée en Provence, vise à protéger ce patrimoine naturel exceptionnel. Ne prends aucun risque avec ça, les services de secours sont formels.

Je te recommande de privilégier les visites matinales au printemps ou en automne. Tu bénéficieras ainsi de conditions climatiques plus clémentes, d’une luminosité idéale pour la photographie et surtout d’une fréquentation minimale. Les fins de journée en basse saison offrent également une ambiance particulière, presque mystique, quand le soleil décline sur les falaises ocre.

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Les randonnées autour de la calanque des Anthénors sur la Côte Bleue

La calanque constitue un point de départ stratégique pour chercher ce secteur préservé de la Côte Bleue. Je te propose une magnifique randonnée en boucle d’environ 2h30, classée de niveau facile et accessible à la plupart des marcheurs. Le départ s’effectue depuis le port pittoresque de La Redonne, véritable carte postale provençale avec ses pointus colorés amarrés le long du quai.

En période estivale, privilégie plutôt le parking situé au-dessus de la gare comme point de départ. Cette précaution s’explique par les restrictions d’accès en vigueur et te permettra d’éviter les mauvaises surprises. Le parcours suit ensuite le bord de la falaise vers l’est, offrant des panoramas saisissants sur la méditerranée scintillante en contrebas.

L’itinéraire redescend progressivement vers la calanque des Anthénors, traversant des zones rocheuses typiques de ce littoral provençal. Tu continues ensuite sur une longue plage rocheuse et sauvage, où les galets crissent sous tes pas et où le temps semble suspendu. Cette section, particulièrement photogénique, mérite qu’on s’y attarde pour savourer la beauté brute des lieux.

Un escalier de pierre taillé dans la roche marque la transition vers la petite calanque des Figuières. Cette succession de criques secrètes compose un tableau naturel saisissant, loin de l’agitation touristique qui caractérise d’autres secteurs méditerranéens plus connus. Le sentier emprunte par endroits le GR51, également appelé sentier des Douaniers, reconnaissable à son balisage trait rouge et trait blanc.

  1. Départ depuis le port de La Redonne
  2. Ascension le long des falaises vers l’est
  3. Descente vers la calanque des Anthénors
  4. Traversée de la plage rocheuse
  5. Escalier de pierre vers les Figuières
  6. Retour en boucle par le vallon arboré

L’environnement traversé se révèle exceptionnel. Les falaises escarpées typiques de la Côte Bleue plongent dramatiquement dans une eau turquoise, créant des contrastes visuels époustouflants. Le vallon arboré apporte une fraîcheur bienvenue, avec sa végétation méditerranéenne caractéristique : pins d’Alep, chênes kermès et plantes aromatiques embaumant l’air chaud.

Depuis les hauteurs du sentier, les panoramas embrassent toute la côte, de Marseille au loin jusqu’aux confins de la Côte Bleue. Ces vues imprenables justifient à elles seules l’effort fourni. L’ambiance paisible qui règne sur ces chemins peu fréquentés contraste fortement avec l’effervescence des calanques plus célèbres situées à l’est de Marseille.

Attention, je dois absolument t’alerter sur les dangers réels de cette randonnée. Des glissements de terrain réguliers affectent le sentier passant au bas de la falaise, au point que la commune en a réglementé l’accès. Cette mesure n’est pas anodine et répond à des risques d’éboulement avérés. Les rochers peuvent tomber sans prévenir des falaises surplombantes, particulièrement après de fortes pluies.

Je te déconseille formellement d’amener des enfants sur cette portion du parcours. Les conséquences d’une chute de pierre peuvent s’avérer dramatiques, et le jeu n’en vaut clairement pas la chandelle. Privilégie d’autres secteurs plus sécurisés si tu randonnnes en famille avec de jeunes enfants.

Un autre danger, moins évident mais bien présent, concerne les feux occasionnels allumés dans les renfoncements rocheux malgré l’interdiction formelle. Si le danger paraît faible du fait de la rocaille omniprésente, les cendres peuvent devenir problématiques en cas de grand vent. Un simple coup de mistral suffit à transformer ces braises en risque d’incendie.

  • Balisage GR51 trait rouge et blanc
  • Durée approximative : 2h30
  • Niveau facile mais attention aux passages exposés
  • Interdit en période estivale
  • Risques d’éboulement à considérer sérieusement

Pour randonner en sécurité, équipe-toi correctement. Des chaussures montantes avec semelles crantées, de l’eau en quantité suffisante (compte au moins 1,5 litre par personne), un chapeau et de la crème solaire constituent le minimum syndical. Un téléphone chargé peut s’avérer utile en cas de problème, même si la couverture réseau reste parfois aléatoire dans certaines zones.

La meilleure période pour profiter de ces randonnées sur la Côte Bleue s’étend d’octobre à mai. Le printemps offre l’avantage d’une végétation revigorée par les pluies hivernales et d’une température idéale pour l’effort physique. L’automne séduit par ses lumières rasantes sublimant les falaises ocre et par une mer encore chaude après l’été.

Ces randonnées permettent de découvrir une facette authentique de la Provence maritime, loin des clichés touristiques. Le caractère sauvage et préservé de ces sentiers constitue leur principal attrait, mais impose également une vigilance constante et un respect absolu des consignes de sécurité.

Randonneur solitaire sur un sentier côtier rocheux vue mer

La baignade et le snorkeling dans les eaux cristallines de la calanque

Je te préviens d’emblée : oublie toute idée de plage de sable fin ! La calanque des Anthénors arbore fièrement sa nature rocheuse. Tu foules ici des galets, principalement de gros galets ronds dans le meilleur des cas, parfois des roches franchement coupantes. Pas un seul grain de sable ne vient adoucir ce tableau minéral, typique de l’environnement provençal de la Côte Bleue.

Les falaises encadrant la calanque créent un cadre sauvage et intimiste, presque théâtral. Cette configuration géologique particulière protège naturellement le site tout en lui conférant une beauté brute qui séduit les amateurs d’authenticité. L’atmosphère diffère radicalement des plages urbaines plus conventionnelles.

La qualité de l’eau compense largement l’inconfort des galets. Elle affiche une pureté exceptionnelle et une clarté remarquable qui ravissent les nageurs. Au printemps, la température avoisine les 16°C, fraîche certes, mais vivifiante pour qui ose le plongeon. En été, elle grimpe naturellement et offre des conditions de baignade idéales.

La configuration de la crique présente un atout majeur : sa protection naturelle par de petits îlots allongés. Le plus imposant d’entre eux, affectueusement surnommé « le crocodile » en raison de sa silhouette caractéristique, fait barrière à la houle du large. Cette disposition crée une zone de baignade relativement abritée et peu profonde, parfaite pour profiter de la mer en toute sérénité.

Par mer calme, l’endroit se transforme en véritable piscine naturelle. L’eau limpide invite à la contemplation autant qu’à la baignade. En revanche, lorsque la houle se forme, certains passages exposés aux embruns exigent prudence et parfois l’usage des mains pour progresser sur les rochers glissants. La météo marine mérite donc une consultation attentive avant de te déplacer.

Je t’encourage vivement à prévoir des chaussures de baignade. Les oursins colonisent abondamment les rochers immergés, et leurs piquants ne font pas dans la dentelle. Les galets glissants compliquent également l’entrée dans l’eau, rendant la progression délicate voire périlleuse pieds nus. Ces chaussures aquatiques, peu esthétiques j’en conviens, s’avèrent indispensables pour une baignade confortable.

Passons maintenant à ce qui constitue selon moi le véritable trésor de cette calanque : le snorkeling. Ce site offre des conditions exceptionnelles pour l’exploration en apnée. La protection assurée par les îlots maintient une eau calme et transparente, tandis que la faible fréquentation par les bateaux préserve une faune marine diverse et peu farouche.

  • Crénilabres confectionnant leurs nids en reproduction
  • Crénilabres à cinq taches aux couleurs éclatantes
  • Étoiles de mer épineuses tapissant les fonds
  • Poulpes de belle taille cachés dans les anfractuosités
  • Éponges cerveaux colonisant les rochers ombragés

Les crénilabres, ces petits poissons méditerranéens, animent particulièrement le spectacle aquatique. En période de reproduction, tu peux observer leurs étonnants nids confectionnés avec soin entre les rochers. Les crénilabres à cinq taches déploient des couleurs vives qui illuminent les fonds. Certains crénilabres ocellés arborent même une livrée orange surprenante, véritable curiosité pour l’observateur attentif.

Les étoiles de mer épineuses abondent sur les substrats rocheux. Leur présence témoigne de la richesse écologique du site. Les poulpes, de belle taille, se dissimulent dans les cavités mais se laissent parfois observer par les plongeurs patients et discrets. Leur intelligence et leur capacité de camouflage intriguent toujours autant.

La diversité d’éponges impressionne les connaisseurs. Les éponges cerveaux, avec leurs circonvolutions caractéristiques, colonisent les zones ombragées. Les clavelines, ces ascidies translucides poétiquement surnommées clochettes de cristal, scintillent sous les rayons du soleil filtrant dans l’eau. Elles forment des colonies délicates d’une beauté presque irréelle.

Les triptérygions rouges, petits poissons souvent méconnus, revêtent en période de reproduction une livrée spectaculaire. Les gobies de Paganel, discrets mais omniprésents, animent les fonds sablonneux entre les rochers. Même les élysies timides, ces limaces de mer aux allures extraterrestres, peuvent être observées par les yeux les plus affûtés.

Le fond de la crique comporte un haut-fond rocheux particulièrement intéressant à étudier. Les petites crêtes rocheuses affleurant en surface abritent dans leurs anfractuosités de nombreuses éponges colorées. Le versant nord ombragé des îlots constitue un habitat privilégié pour diverses espèces d’éponges qui prospèrent à l’abri de la lumière directe.

  1. Enfiler masque et tuba depuis les galets
  2. Examiner les abords immédiats des îlots
  3. Observer les crêtes rocheuses affleurantes
  4. Découvrir les versants ombragés au nord
  5. Plonger avec lampe dans les petites cavités

Quelques petites cavités révèlent sous la lumière d’une lampe de véritables tapis d’éponges aux teintes variées. Ces micro-habitats concentrent une biodiversité étonnante dans un volume restreint. Leur exploration requiert prudence et respect pour ne pas endommager ces écosystèmes fragiles.

La calanque jouit d’une réputation établie comme spot de plongée en apnée. Les plongeurs confirmés apprécient particulièrement la tranquillité du site et la richesse de sa faune marine peu dérangée. Cette préservation s’explique en partie par l’absence totale d’équipements touristiques : pas de surveillance, pas de location de matériel, pas de douche, pas de WC, pas de restaurant.

Cette absence d’infrastructures contribue paradoxalement au charme du lieu. Tu dois venir en totale autonomie, avec ton propre matériel et tes provisions. Les barbecues sont formellement interdits, une règle qu’il convient de respecter scrupuleusement pour préserver ce patrimoine naturel exceptionnel et limiter les risques d’incendies.

Le caractère authentique et sauvage du site séduira les amoureux de nature préservée et de plongée libre. Ici, pas de parasols alignés ni de vendeurs ambulants, juste toi, les galets, la mer et une vie marine foisonnante. Cette authenticité constitue une richesse rare sur le littoral méditerranéen, de plus en plus urbanisé et aménagé.

Le caractère préservé et naturaliste de la calanque des Anthénors

Cette calanque dégage une atmosphère unique, difficile à décrire mais immédiatement perceptible. Son cadre sauvage et intimiste semble appartenir à un autre temps, préservé des aménagements touristiques qui standardisent tant de sites méditerranéens. L’endroit paraît secret, réservé à ceux qui auront fait l’effort de le trouver et de s’y rendre.

La fréquentation reste modeste, particulièrement en basse saison. Les fins de journée offrent une solitude presque totale, quand les derniers rayons du soleil embrasent les falaises ocre. Cette tranquillité constitue un luxe inestimable dans notre région où les sites naturels accessibles subissent souvent une pression touristique importante. L’isolement du lieu contribue largement à son charme.

Un calme absolu règne dans cette calanque secrète et sauvage. Seul le clapotis de la mer contre les galets et le chant des cigales en été viennent troubler ce silence apaisant. Cette quiétude attire une population variée de visiteurs cherchant à échapper au tumulte urbain, chacun avec ses propres attentes et ses propres pratiques du lieu.

Une partie de la calanque, notamment son extrémité, est appréciée et fréquentée par les naturistes. Des inscriptions « plage naturiste » ont été peintes sur les rochers, affirmant cette appropriation d’un espace spécifique. Cette zone dédiée se situe plutôt sur le côté, dans un secteur moins accessible mais considéré comme particulièrement agréable par ses habitués.

Les témoignages concernant cette cohabitation entre différents usages divergent sensiblement. Un visiteur rapporte une expérience positive avec une douzaine de naturistes, décrivant une ambiance tranquille sans souci particulier. La seule inquiétude concernait les chutes de rochers depuis les falaises surplombantes, danger bien réel comme je l’ai mentionné précédemment.

D’autres témoignages font état de problèmes relationnels : moqueries, insultes entre visiteurs aux pratiques différentes, sollicitations inappropriées. Ces incidents, heureusement sporadiques, ternissent parfois l’image paisible du lieu. Ils soulèvent la question délicate du partage de l’espace et du respect mutuel entre usagers aux attentes divergentes.

Un habitant local exprime son attachement profond aux calanques tout en déplorant les tags sur les rochers. Il considère ces inscriptions comme une dégradation du patrimoine naturel et une forme d’appropriation exclusive d’un lieu qui devrait rester accessible à tous. Cette position, défendable, reflète le sentiment de nombreux Provençaux attachés à la préservation de leur littoral.

  • Ambiance calme et préservée loin des foules
  • Cohabitation entre différents types de visiteurs
  • Zone naturiste sur l’extrémité de la plage
  • Importance du respect mutuel entre usagers

L’environnement naturel exceptionnel justifie amplement les efforts déployés pour atteindre cette calanque. Elle est nichée au pied d’une grande falaise qui la protège et l’isole visuellement. Relativement peu connue et atypique, elle se singularise par sa configuration particulière : des grands murs rocheux la ceinturent au large, formant comme des piscines naturelles aux contours bien définis.

Le climat aride caractéristique de la région résulte d’un ensoleillement important. Les précipitations restent limitées, concentrées principalement en automne et au printemps. Cette sécheresse façonne la végétation méditerranéenne qui colonise le vallon arboré menant à la calanque : pins d’Alep résistants, arbousiers aux fruits colorés, cistes odorants et thym sauvage.

La notation globale de 3,6 sur 5 attribuée par cinq internautes reflète probablement les contraintes d’accès et l’absence d’équipements plutôt qu’un quelconque défaut du site lui-même. Un commentaire souligne justement que la calanque est peu accessible mais offre une vue imprenable. Un autre insiste sur son caractère isolé, accessible uniquement à pied, élément qui constitue selon moi davantage un atout qu’un inconvénient.

L’intérêt géologique et paléontologique du site mérite une mention particulière. La calanque est reconnue pour son gisement fossilifère avec des cyclolites et des coraux. Ces fossiles, visibles dans la roche le long de la plage rocheuse, témoignent du passé marin de la région et de l’évolution géologique du littoral provençal sur des millions d’années.

Les amateurs de paléontologie trouveront ici matière à observation et à réflexion. Ces traces du passé, figées dans la pierre calcaire, rappellent que la méditerranée actuelle résulte d’une longue histoire géologique complexe. Observer ces fossiles in situ procure une émotion particulière, connectant le présent à des temps immémoriaux.

L’étymologie du nom Anthénors plonge ses racines dans la mythologie grecque classique. Il dérive du personnage d’Anthalénor, fils de Priam et d’Hécube, frère du légendaire Hector. Dans les récits mythologiques, Anthalénor comptait parmi les guerriers les plus vaillants et courageux de Troie lors du siège homérique.

Le nom se compose de « anthos » signifiant « fleur » en grec ancien, évoquant la beauté et la force, associé à « lenor » interprété comme « homme » ou « guerrier ». Cette étymologie noble confère au lieu une dimension poétique et historique. Le nom s’écrit précisément « Anthénors » avec un « n », détail orthographique que certains puristes tiennent à rappeler.

Préserver ce site exceptionnel constitue une responsabilité collective. Chaque visiteur doit adopter un comportement responsable : ne laisser aucun déchet, respecter la flore et la faune, éviter de dégrader les rochers, ne pas allumer de feu. Ces gestes simples garantissent que les générations futures pourront également profiter de ce joyau naturel.

La diversité des usages – baignade familiale, naturisme, plongée en apnée, exploration géologique – enrichit paradoxalement le lieu. Cette pluralité exige toutefois respect mutuel et tolérance de la part de chacun. L’absence d’équipements et de services, loin d’être un handicap, renforce l’authenticité du site mais nécessite préparation et autonomie.

Tu devras venir avec ton propre matériel, tes provisions d’eau et de nourriture, tes chaussures adaptées. Cette autonomie imposée filtre naturellement les visiteurs et préserve le caractère sauvage du lieu. Seuls ceux vraiment motivés font l’effort de venir, contribuant ainsi à maintenir une fréquentation raisonnable et respectueuse de l’environnement.

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Je suis Adrien, rédacteur virtuel depuis quelques années. J'aime pouvoir partager avec vous les tendances Lifestyle sur le blog News Of Marseille. J'espère que vous prendrez plaisir à lire mes articles !

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