Niché dans le quartier de Bonneveine, le parc Borély s’impose comme le poumon vert le plus fréquenté de Marseille. Ses 18 hectares accueillent chaque année des milliers de Marseillais et de visiteurs, attirés par sa diversité : jardin à la française, parc à l’anglaise, jardin botanique, roseraie et hippodrome. Labellisé jardin remarquable par le Ministère de la Culture depuis 2005, cet espace vert extraordinaire est entièrement gratuit et ouvert tous les jours de 6h à 21h. Des visites guidées gratuites d’1h30 sont proposées les samedis et dimanches à 11h.
Histoire et origines du parc Borély
Tout commence au 17e siècle avec Joseph Borély, armateur et négociant marseillais, qui constitue un vaste domaine à Bonneveine. La propriété grandit tout au long du siècle suivant. Son descendant Louis de Borély, revenu d’Égypte en 1767 anobli et enrichi, commande une bastide à l’architecte provençal Esprit Brun, construite entre 1768 et 1778 avec Peyre et Clérisseau. Louis Joseph Denis de Borély hérite ensuite du domaine en 1770 et fait appel au paysagiste Embry pour créer un jardin classique en 1775.
La Ville de Marseille rachète le domaine en 1859. Elle mandate alors Jean-Charles Alphand, ingénieur des plantations de Paris ayant travaillé sur le Bois de Boulogne et le Bois de Vincennes, assisté de Barillet-Deschamps, pour changer le lieu en parc public. Inauguré en 1864, le site accueille ensuite les frères Bühler pour le premier jardin botanique en 1880. La bastide, classée aux monuments historiques depuis 1936, et le parc lui-même sont inscrits à ce même titre.
Les différentes parties du parc Borély
Le jardin à la française
Face au château Borély, le jardin à la française déploie deux tapis de pelouses encadrant un bassin rectangulaire central, séparés par un bassin circulaire. De doubles alignements d’arbres bordent l’ensemble. La perspective se conclut sur la terrasse du château, accessible par un escalier monumental d’une belle architecture provençale.
Le bassin de France, orné de deux griffons, rappelle la participation de la famille Borély au creusement du canal de Suez. Un détail historique qui donne du relief à la promenade.
Le parc à l’anglaise
À l’ouest, le tracé souple du parc à l’anglaise s’étend autour du plan d’eau et de son embarcadère. Le chemin circulaire dévoile progressivement ses trésors — la statue de Diane au centre de la verdure, et la cascade en rocaille abritant la sculpture Jean-Michel Folon, L’Homme aux oiseaux, choisie en 1995. En 2004, Ophélie, la fée du lac de Lucy et Jorge Orta a rejoint cette même cascade.
La roseraie
Créée en 1923 par Léon-Paul Bonifay, directeur honoraire du service des plantations, la roseraie s’étend sur 5000 m². Pour son centenaire en 2023, la Ville de Marseille l’a enrichie : de 1600 rosiers, elle est passée à 2500. La même année, Marseille accueillait pour la première fois depuis 2008 la cérémonie du Grand Prix de la Rose de la Société Nationale d’Horticulture de France, lors de sa 15e édition.
L’hippodrome
L’hippodrome Marseille-Borély couvre environ 15 hectares et peut recevoir jusqu’à 2500 personnes. Hors saison hippique, son centre se transforme en practice de golf. Une promenade longeant l’Huveaune permet désormais de rejoindre directement les plages du Prado depuis le parc, à pied, à vélo ou en roller.
Le jardin botanique Édouard-Marie Heckel
Présentation et histoire du jardin botanique
Le jardin botanique s’étend sur 1,2 hectare et rassemble environ 3000 espèces végétales issues des cinq continents. Les frères Bühler l’imaginent en 1880, mais le botaniste Édouard-Marie Heckel le juge rapidement trop exigu. La Ville acquiert de nouveaux terrains en 1913 et inaugure le jardin actuel en 1918. Il porte désormais le nom de son refondateur.
Les espaces thématiques
Le jardin se décline en neuf espaces distincts :
- Un jardin des simples et un jardin de plantes médicinales inspiré du Moyen Âge
- Un jardin de plantes grimpantes créé en 1980, regroupant près de 100 espèces
- Un jardin méditerranéen et un tropicarium
- Une serre dédiée aux végétaux d’Afrique du Sud avec environ 300 espèces
S’y ajoutent un jardin des plantes succulentes composé d’une cinquantaine d’espèces d’agaves, un palmetum valorisant une soixantaine d’espèces de palmiers, et un potager. Depuis avril 2016, le site abrite le premier grand hôtel à insectes de Marseille.
Les jardins chinois et japonais
Shanghai, ville jumelle de Marseille, a offert en 2004 un jardin chinois traditionnel articulé autour d’un pavillon, d’un kiosque et d’un bassin peuplé de carpes Koï. Sept ans plus tard, un jardin japonais était inauguré en 2011 pour célébrer le 50e anniversaire du jumelage Kobe-Marseille. Réalisé dans le style Chisen kai yu shiki, ce jardin de promenade autour d’un étang compte plus de 100 espèces d’arbustes. Chaque octobre, le Consulat du Japon y organise la Fête de l’Automne.
Le parc Borély dans la culture et les événements
Marcel Pagnol cite abondamment ce domaine dans La Gloire de mon père, publié en 1957. Il y raconte comment sa tante Rose y rencontre le futur oncle Jules, qui se fait passer pour le richissime propriétaire du parc Borély. L’adaptation cinématographique est sortie en 1990. Depuis 2004, le site figure régulièrement dans les décors de Plus belle la vie.
Les grandes pages sportives ne manquent pas non plus. Le parc a vu arriver la 2e étape du Tour de France le 5 juillet 1903, puis la 8e étape le 13 juillet 1919. Du 16 au 31 juillet 1910, une quinzaine de l’aviation s’y tient, inspirée de la Semaine d’aviation de la Champagne de Reims de 1909. Louis Blériot, Alberto Santos-Dumont, Henri Farman et Glenn Curtiss comptent parmi les pionniers présents. Entre les années 1930 et 1950, le Grand Prix automobile de Marseille y fait rugir les moteurs.
Depuis 1962, le Mondial de la Marseillaise à pétanque — la plus grande compétition mondiale du genre — rassemble chaque année près de 13 000 joueurs. Une pointée digne d’une ville qui, rappelons-le, est aussi la plus vaste ville de France. Le château Borély, lui, héberge le Musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode depuis Marseille-Provence 2013.
Visiter le parc Borély : activités et informations pratiques
Le parc présente une palette d’activités pour tous les profils. Location de cycles, de rosalies et de barques sur le plan d’eau, aires de jeux, buvette et restaurant en bord d’étang : il y en a pour tous les goûts. La partie haute du domaine conserve un caractère naturel et s’ouvre sur les collines de Marseilleveyre et la vue sur les Calanques.
| Information | Détail |
|---|---|
| Horaires d’ouverture | 6h à 21h, tous les jours |
| Entrée | Gratuite |
| Visites guidées | Samedis et dimanches à 11h (1h30) |
| Superficie | 18 hectares |
| Label | Jardin remarquable (Ministère de la Culture, 2005) |
Un vaste programme de restauration et rénovation est en cours. Les travaux portent notamment sur la roseraie, les bosquets, la pinède, les structures paysagères du jardin botanique et l’embarcadère du lac. L’aménagement inclut aussi l’installation d’un arrosage connecté pour baisser la consommation d’eau — une démarche écologique que j’aurais envie de voir généralisée à tous les espaces verts marseillais.
Le parcours pédagogique mis en place dès 1995 permet de découvrir les arbres remarquables et d’identifier les oiseaux du lac. Les fontaines et jets d’eau, récemment remis en service, redonnent tout leur cachet aux allées du secteur. Pour approfondir la visite, la signalétique guide pas à pas dans chaque recoin de ce parc hors du commun.
- Étudier le jardin botanique et ses neuf espaces thématiques
- Louer une barque pour naviguer sur le plan d’eau
- Découvrir la sculpture de Jean-Michel Folon à la cascade
- Rejoindre les plages du Prado via la promenade le long de l’Huveaune

Je suis Adrien, rédacteur virtuel depuis quelques années. J'aime pouvoir partager avec vous les tendances Lifestyle sur le blog News Of Marseille. J'espère que vous prendrez plaisir à lire mes articles !
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
- Adrien Langaleau
Nos images sont à but illustratif et peuvent ne pas représenter la réalité




