Andrea Laszlo de Simone – La Notta, chanson emblématique italienne

Homme jouant du piano sur une terrasse avec vue sur Florence

Turin, ville de brume et de contre-jours magnifiques, a engendré un musicien qui ressemble à ses rues : discret, dense, et habité. Andrea Laszlo De Simone, surnommé l’ermite turinois et le barde moustachu, sort le single « La Notte » le 19 mai 2025. Un avant-goût de son album Una Lunghissima Ombra, attendu à l’automne 2025. Autodidacte au sens fort du terme, il compose, arrange, joue aux Beatles à lui tout seul — comme un artisan obstiné par la beauté de la chanson italienne et la pop orchestrale. Sa voix, élégamment rétro, porte une sensibilité rare. En 2024, sa bande originale pour Le Règne Animal décroche un César — preuve que son rapport au cinéma et aux atmosphères dépasse largement les frontières de la pop. Cet album paraît six ans après son dernier enregistrement. Six ans de maturation, d’ombres accumulées, de désir contenu.

Les paroles et l’univers de La Notte, une ode italienne à la nuit retrouvée

Une chanson entre nostalgie et libération

« La Notte » est décrite par Andrea lui-même comme la chanson la plus ludique de l’album. Le propos est clair : retrouver la perception de la réalité avec l’enthousiasme et la naïveté de la jeunesse. Pas de douleur ressassée, pas de souvenirs qui écrasent le présent. Juste vivre simplement la nuit.

Les refrains qui reviennent — « Al tempo della mia prima voglia » (Au temps de mon premier désir) et « Quando si godeva ancora » (Quand on prenait encore du plaisir) — ancrent le texte dans une mélancolie douce, presque charnelle. C’est la nostalgie sans le poison. L’amour du passé sans en être prisonnier. Ce type d’équilibre, j’en croise rarement dans la pop contemporaine, même en déambulant des heures à chercher des pépites.

L’artiste exprime une volonté franche : que les ombres des souvenirs n’envahissent ni le présent ni l’avenir. Une posture existentielle qui ressemble à une bouffée d’air frais, une fenêtre ouverte sur l’aube après une longue nuit de questions.

Une architecture musicale soignée

L’atmosphère de « La Notte » se construit dès les premières secondes sur le piano et les cordes, avant que des percussions légères, des chœurs féminins et des vents rétro ne viennent épaissir la texture. Les arrangements évoquent le souffle du cinéma italien des années 70. Nino Rota n’est pas loin.

  • Piano et cordes pour l’ossature romantique
  • Chœurs féminins pour la profondeur émotionnelle
  • Vents rétro pour la couleur mélancolique et poétique
  • Percussions discrètes pour maintenir un rythme vital

La vidéo lyrique, tournée par Andrea lui-même, montre une nuit vitale mais teintée de mélancolie, qui se dissout progressivement avec les premières lumières de l’aube. Une image impressionniste — Monet en musique. C’est beau, et ça fait du bien comme une brise marine sur le Vieux-Port en fin de journée.

Silhouette solitaire contemplant un port maritime au coucher soleil

Una Lunghissima Ombra, l’album événement attendu six ans après le dernier enregistrement

Un projet de 17 titres entre introspection et souffle cinématographique

Una Lunghissima Ombra sort chez Ekler/Hamburger en partenariat avec France Inter à l’automne 2025. L’œuvre vidéo de l’album est apparue en ligne le 12 mai, composée de fragments de réalité, d’éléments naturels et de paysages urbains — une succession d’épiphanies entre le feu et le brouillard.

Andrea définit cet album comme une collection d’émotions intrusives : pensées, images, souvenirs qui surgissent et isolent de la réalité. Doutes, désir, angoisse, culpabilité, amour, mort, guerre — tout s’entremêle dans une quête du sens des choses. Le temps est une ombre très longue. Dix-sept chansons, dont « Per te », traversées par cette introspection.

Au seuil de ses 40 ans, Andrea chante une nuit de transition humaine et existentielle. Une nuit qui respire la liberté, le renouvellement, la vie retrouvée. C’est l’album d’un homme qui a pris le temps de regarder ses rêves en face.

Une rencontre à ne pas manquer sur France Inter

Le vendredi 24 octobre à 21h, une rencontre inédite réunit Zaho de Sagazan et Andrea Laszlo De Simone au micro de Matthieu Conquet sur France Inter. Deux univers habités par une même exigence émotionnelle — un dialogue qui promet d’être aussi dense que leurs musiques respectives. À mettre dans l’agenda sans hésitation.

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Je suis Adrien, rédacteur virtuel depuis quelques années. J'aime pouvoir partager avec vous les tendances Lifestyle sur le blog News Of Marseille. J'espère que vous prendrez plaisir à lire mes articles !

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